Thursday, December 21, 2006

LE PARFAIT CADEAU DE NOEL


Maintenant que nous voici aux portes de cette époque tant redoutée que constituent les fêtes de Noël et de l'An Neuf, maintenant que par atavisme judéo-chrétien, il nous faut nous gaver de dinde, de foie gras et de bûche au moka (beurk) , maintenant qu'il nous faut garnir crèches et sapins, une seule chose trouve grâce à mes yeux (et encore) les traditionnels cadeaux de fin d'année. Pour moi les plus belles choses à offrir seront bien sûr chèques de voyage, livres (d'art, de préférence) et aussi coffrets musicaux. Un très bon choix en ce domaine: Nuggets II sous-titré Original Artyfacts from the British Empire and Beyond. Ce coffret de 4 CD , suite du Nuggets I qui ciblait lui les groupes américains des sixties, est une véritable mine d'or. Un panorama formidable de ce qui s'est fait en matière de psychédélisme dans les îles britanniques et au-delà (Hollande, Espagne, Nouvelle-Zélande, Australie, Brésil, Japon, etc...) . L'objet idéal pour le néophyte, la compilation et le juke-box rêvé pour l'initié. Il n'y a pas un seul mauvais titre ici.
A vos tirelires, cela en vaut la peine.

Monday, December 11, 2006

UBU ROI A LA SNCB


Petite anecdote ferroviaire qui n'a pas grand chose de rock'n'roll . Ce samedi nous devions nous rendre à Ans pour une soirée privée. Comme nous venions d' Hawaii (pardon... Aywaille) il nous semblait logique de prendre une correspondance pour la cité mentionnée plus haut. Sur le quai on nous fait comprendre qu'il n'y a pas lieu de se presser (il était alors 19h45), vu que des problèmes de signalisation doivent être résolus. Après une demi-heure passée dans le train toujours à quai, on nous indique que ce dernier est supprimé et nous sommes alors dirigés vers un autre train en partance pour Bruxelles, qui, nous dit-on, fera exceptionnellement arrêt à Ans. Il s'écoule alors plus d'une heure où on nous précise gentiment que le personnel technique fait tout son possible pour trouver l'origine de la panne qui empêche tout train de rallier Ans. Chaque nouvelle communication est une douche froide jusqu'au moment où on nous enjoint de rejoindre le quai 7 où un convoi exceptionnel de 12 voitures va partir pour Bruxelles ...via Kinkempois, Ans, Waremme et Landen. Une solution originale vient de voir le jour. Que nenni.... à peine ce convoi s'est-il ébroué qu'on nous annonce que le premier arrêt sera ... Waremme. Piégés, cocufiés, faits comme des rats, nous entrevoyons déjà la perspective sublime de passer la nuit à Waremme. Il faut plus d'une demi-heure pour atteindre Waremme, car nous roulons quasi à pas d'homme étant donné la présence d'obstacles sur la voie (on croit rêver). Un sympathique petit couple japonais se demande dans quelle pièce ils jouent ( il est vrai qu'ils sont habitués à une précision et une ponctualité exemplaire dans le chef de LEURS chemins de fer) .
Le train s'arrête enfin en gare de Waremme ... ou plutôt à 500 m de la gare, ce qui provoque d'ailleurs la lourde chute d'une usagère qui ne s'était pas rendu compte qu'il y avait bien un mètre entre le marchepied et le sol. Pour cette personne le voyage se sera sans doute achevé par une visite aux urgences et peut-être un séjour à l'hôpital. Quant à nous il nous reste à attendre le bus de substitution pour Ans qu'on nous a gracieusement promis à bord du train. Cet autobus ne viendra jamais, sans doute que personne ne l'avait commandé, après 10h il est strictement impossible de rencontrer un responsable dans une gare. Cette merveilleuse soirée a néanmoins un dénouement heureux puisque la situation finit par se débloquer et qu'un train venant de Bruxelles nous emmène enfin à Ans où nous retrouvons nos amis à 23h30.
Quelle leçon tirer de cette anecdote tragi-comique ? Sans doute qu'il y a eu une suite d'événements malencontrueux, marquez pas de chance... Mais je ne puis néanmoins m'empêcher de penser que dans ce pays on fait tout pour que les services publics ne puissent remplir convenablement leur tâche. On supprime des gares ou points d'arrêts, on sabre dans les effectifs, on rend le rail moins attractif alors qu'il faudrait faire l'inverse pour limiter ce chancre qu'est l'automobile. Prépare-t'on une privatisation du rail comme en Grande-Bretagne, où celle-ci est pourtant plus que calamiteuse ?

Wednesday, December 06, 2006

LES CELTES A MARIEMONT


Une fois n'est pas coutume, un petit billet culturel dans un sens plus large. Juste pour saluer (la fin d') une exposition de prestige dans notre petit pays. Intéressant d'aller à la rencontre de ses racines (pourquoi j'aime les Pogues et Van Morrison, sans parler de Chris Bailey ?). Intéressant aussi de constater qu'à côté du bassin méditerranéen, tout n'était pas que barbarie. Même si je m'attendais à voir des pièces plus imposantes, j'ai drôlement apprécié le temps dévolu à parcourir la rétrospective du Musée Royal de Mariemont. Et les collections permanentes valent aussi le détour comme vous pourrez le constater.

Thursday, November 16, 2006

THE RETURN OF THE ZOMBIES


Ce billet sonne bien sûr un peu comme le titre d'un film de Romero mais avant toutes choses, je voudrais rendre grâce à Francis Geron, le boss du Spirit of 66, qui en l'espace de 3 jours m'aura permis d'entendre 2 de mes chanteurs 5 étoiles, Colin Blunstone juste après Chris Bailey, quel bonheur.De loin, Colin n'a guère changé, démarche encore juvénile et attitude toute empreinte de classe, et toujours ce souffle inimitable et ce timbre de voix si riche. Aux claviers, Rod Argent n'en fait pas trop heureusement, pas ou peu de plans à la Keith Emerson.Derrière ce duo vedette, on trouve Keith Airey à la guitare, Jim Rodford (ex-Animals, ex-Kinks, excusez du peu...) à la basse ainsi que son fiston Steve aux drums.Le premier moment de grâce est Andorra, mais tout s'enchaîne harmonieusement en 2 sets séparés par une pause-pipi, standards Tamla Motown (What becomes of the broken-hearted ), tubes de l'époque Argent (Hold your head up, God gave rock'n' roll to you) , morceaux tirés des albums solo de Colin (I don't believe in miracles), perles millésimées Zombies, Time of the Season, She's not there, évidemment. Et en final la plus belle chanson du monde, tout simplement Summertime de Gershwin. I do believe in miracles.

Tuesday, November 14, 2006

WHEN THE SAINTS GO MARCHIN' IN SPIRIT OF 66


Hallelujah, les Saints sont de retour. Quelques mois à peine après un concert bruxellois que j'avais trouvé assez moyen, Chris Bailey investit le Spirit of 66 sous la forme qui, a mon avis, lui sied le mieux: le trio. Exit donc l'ex-guitariste de Church, dont j'appréciais assez peu les volutes.Back to the bone, le petit prince du punk australien n'est jamais aussi à l'aise que dans une formation minimaliste.

Sa forme, par contre, est maximale, I'm stranded dès le second morceau, faut le faire, pas peur de brûler ses cartouches. Suit de près This Perfect Day, imparable.Un Baroque Bordello classieux, rien à redire à un set de toute belle tenue.Chris Bailey est sans conteste l'un des 10 chanteurs qui trouveraient grâce à mes yeux même en chantant Petit Papa Noël (les autres étant , dans le désordre, Eric Burdon, Elvis Costello, Paul Roland, Robyn Hitchcock, Phil May, Colin Blunstone, Van Morrison, Jacques Brel, zut il m'en manque 1...) Et que dire alors du rappel. J'en suis litéralement tombé à genoux: Amsterdam, Ghost Ships, River Deep Mountain High, impossible de faire mieux. A noter la gentillesse de Chris qui a dédicacé une bonne partie de mes CDs et vinyls , et un sympathique groupe chicagoan de première partie, The Living Blue.

Mes photos du concert n'étant pas très fameuses, je serais ravi si l'un des quelques happy few qui a assisté à ce grand concert pouvait m'envoyer les siennes.
P.S. Il y a bien sûr Dave Eugene Edwards, mais j'aurais aussi pu ajouter Ray Davis parmi ces chanteurs inspirés

Friday, November 10, 2006

GONG UNCONVENTION


Et voilà, j'ai voulu faire le jeune homme pendant 4 jours à Amsterdam avec mes potes David, Oli et XP. But du trip : la Gong Unconvention 2006, organisée cette année au Melkweg (Milky Way) à l'occasion de la pleine lune. Que de symboles, et que de personnages haut en couleurs autour de cette figure quasi-chamanique, sorte de Merlin l'Enchanteur mâtiné de Seigneur des Anneaux qu'est Daevid Allen. Que dire de cet événement ?
A mon sens, d'excellentes (voire extraordinaires) prestations : Hadouk Trio , conduit par un Didier Malherbe omniprésent et lumineux , House of Thandoy (du moins le peu que j'en ai vu), mention spéciale aussi à ces splendides musiciens que sont Graham Clark et Chris Taylor. Bien aimé aussi Kangaroo Moon (un peu trop popinet cependant), les divers avatars de Daevid Allen : Gong , Mother Gong, Daevid unplugged ainsi que University of Errors. Moins apprécié Steve Hillage, pourtant guitariste émérite , et Crystal Machine, emmené par Tim Blake. Ai détesté Here & Now et surtout ce brouet infâme qu'était Acid Mothers Gong du camarade Kawabata (quiconque me redit qu'il s'attendait à plus dur, je l'enferme 2 jours entiers avec comme seule pitance les disques les plus free de John Coltrane).
En conclusion, un long week-end des plus enrichissants et aussi des plus exténuants, que j'ai aussi pu entrecouper de moments "culturels" (le Rijksmuseum et le Van Gogh ) et gastronomiques (ah, ces délicieuses croquettes au saté) .
En attendant, applaus pour Oli et David qui ont pu projeter leur remarquable reportage du concert de UofE de Verviers.
Voici enfin un lien vers les photois de l'événement
http://entertainment.webshots.com/album/558879009KqgCfk

Wednesday, October 25, 2006

JAMES WHITE A LA SOUNDSTATION



Parmi un public clairsemé, mais que j'aime à imaginer choisi, ai assisté au retour en force de James White aka James Chance, nonce apostolique de la No Wave qui connut brièvement une demie heure de gloire avec Contort yourself au début des années 80. Visage enfariné, sorte de croisement improbable entre Ramses II (période momie) , James Brown et Gary Newman, ce personnage haut en couleur et en noir et blanc nous a dispensé un peu plus d'une heure durant un funk saccadé d'excellent aloi, au chant, au saxophone ou aux claviers cheapos. Les rares amateurs ont apprécié à sa juste valeur ce grand moment que nous a offert la Soundstation. Ce n'est pas tous les soirs qu'une légende vivante vient hanter les salles de notre cité.

Friday, October 20, 2006

BEYOND THE WILDWOOD TRIBUTE TO SYD BARRETT

Ai réécouté aujourd'hui un des nombreux albums d'hommage à Syd Barrett, le grand disparu inspirateur de ce blog. Beyond the wildwood (Imaginary Records) est une fantastique compilation sans la moindre faute de goût qui retrace le parcours bref, mais ô combien riche du talentueux guitariste du Floyd. Parmi les artistes qui se sont frottés aux mélodies acides de Barrett, retenons Plasticland (Octopus), Paul Roland (Matilda mother) , Fit & Limo (Long cold look), The TV Personalities ( Apples and oranges) et Opal (The sun don't shine), mais chacun des 17 morceaux que comporte cette compilation vaut le détour. Et c'est avec une joie non dissimulée que j'ai découvert que Golden Hair était en fait l'adaptation de Poem V extrait de Chamber Music de James Joyce... Comme quoi, tout est dans tout.
Voici ce magnifique texte joycien :

Lean out of the window,
Goldenhair,
I heard you singing
A merry air.
My book was closed;
I read no more,
Watching the fire dance
On the floor.
I have left my book,
I have left my room,
For I heard you singing
Through the gloom.
Singing and singing
A merry air,
Lean out the window,
Goldenhair.

Monday, October 16, 2006

NOUVELLES ATROCITES CHINOISES A L'EGARD DU TIBET

L'actualité toute fraîche me contraint malheureusement à parler à nouveau du Tibet pour exprimer une nouvelle fois mon indignation. Pour ceux qui n'ont pas regardé les infos ou lu la presse, je vais citer ici le courrier que m'a envoyé Marc Liégeois, responsable des AMIS DU TIBET : L'armée chinoise a ouvert le feu sur des réfugiés tibétains sans défense, tentant de rejoindre le Népal (et puis l'Inde) .Au moins une religieuse de 17 ans a perdu la vie mais le nombre de victimes est sans doute plus important. Beaucoup d'enfants étaient dans ce groupe, la plupart aurait du rejoindre le TCV de Suja ..., peut-être des soeurs ou frères d'étudiants de Suja ... (Suja est un village du nord de l'Inde où des centaines d'enfants tibétains, réfugiés, peuvent suivre un cycle d'enseignement )
De nombreux alpinistes occidentaux étaient aux premières loges et ont filmé et photographié cette horreur. L'info a mis quelques jours pour être divulguée car ces alpinistes avaient peur de le faire depuis le Tibet (Chine) . C'est une fois arrivés au Népal qu'ils ont commencé à témoigner, malgré les pressions de Chinois présents au Népal ...
La Une (RTBF) en a fait son titre principal samedi à 19h30 (possibilité de voir le document via un des sites ci dessous)
http://www.tibet.be/tempfusilladetibet2.html
http://www.tibet-info.org/
Une manifestation sera organisée à la demande de la communauté tibétaine de Belgique le samedi 28 octobre entre 14 et 16 heures devant l'ambassade de Chine, Avenue de Tervueren n° 463 à 1180 Auderghem.

Friday, October 13, 2006

FLY WITH JEFFERSON AIRPLANE


Ai visionné aujourd'hui un document musical intitulé Fly retraçant l'épopée du groupe séminal de San Francisco, Jefferson Airplane et donnant un éclairage des plus intéressants sur le Summer of Love. J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour ce groupe qui était surtout la rencontre de 6 fameuses individualités: Marty Balin, Paul Kantner, Jorma Kaukonen, Jack Casady , Spencer Dryden sans oublier évidemment Grace Slick ( mon Dieu, qu'elle était belle fin des années 60...) . Je n'ai jamais eu la chance de les voir en concert, mais j'imagine que ce devait être quelque chose, chacun des musiciens étant capable de faire décoller l'avion à tour de rôle. Et ce concert donné sur le toit d'un immeuble de New York, deux ans avant les Beatles ... Autre réflexion, cela reste toujours un peu triste de voir ce que les musiciens sont devenus physiquement près de 40 ans après dans ce genre de document, même si l'on adhère à la notion d'impermanence. Mais peu importe finalement que la suite ait moins bien tourné, le split donnant de bonnes choses comme ce méconnu Hot Tuna et de (beaucoup) moins bonnes avec le Jefferson Starship, un des pires groupes de l'histoire du rock, il reste tout de même des momuments tels que Somebody to love, White Rabbit (LE morceau de Las Vegas Parano), et ce sublime Lather, un des plus beaux hymnes folk de tous les temps.

Thursday, October 12, 2006

DO NOT PANIC THIS IS ONLY HAWKWIND


Me suis dit ce matin "Et si on se faisait un petit trip vers les étoiles ?" Me suis donc envoyé une bonne lampée d'élixir space rock avec les maîtres incontestés du genre, Hawkwind. Sûr, ils sont pas toujours des plus subtils, mais est-ce qu'on doit en permanence écouter des disques qui prennent la tête ? Est-ce qu'on ne peut pas de temps à autre se mettre des trucs style Slade par exemple, pour se décaper un peu ? Me suis donc écouté The Entire and infinite universe of Hawkwind aka Welcome to the future qui est un box de 4 CD comprenant Masters of the Universe, Bring me the head of Yuri Gagarin, Space Ritual 2, et The Text of Festival soit 4 CD d'Hawkwind live. Son correct, énergie brute bien présente surtout sur le 4e CD. Plus de 3 heures de plaisir. Encore un de ces groupes dont la discographie est un tel casse-tête que je ne puis faire autrement que de vous référer aux bonnes adresses par exemple:

Monday, October 09, 2006

INDIA AU BOZAR


Pour un prix qui fait rire, ai assisté à la journée d'inauguration de l'expo India au Bozar. Programme varié, arrosé (pas trop copieusement) à la Kingfisher et agrémenté de délicieux petits plats made in India. Programme avant tout musical des plus variés: tout d'abord, un merveilleux bien qu'atrabilaire Ustad Sayeeduddin Dagar, accompagné de ses deux fils, nous a dispensé un chant spirituel des plus envoûtants, parfois proche de la trance soufi. Ensuite, dance classique indienne avec deux étoiles Alarmel Valli et Madhavi Mugdal ( oui j'ai relu mes notes...) pour un spectacle total que n'auraient pas renié Brian Jones ou George Harrison (mais oui c'était très psych et ce n'est pas la reine Fabiola qui va me contredire) . Talvin Singh, c'est autre chose, c'est moderne et branché, mais un peu comme pour Banco di Gaia quelques années auparavant, nous rockeurs dans l'âme, nous avons du mal à appréhender que quelqu'un aussi doué soit-il nous glisse un CD dans l'ordi en guise de concert. Studio Pagol enfin, et pas en totalité, mais c'était très jouissif et dansant. Il y avait encore State of Bengal, mais nous, l"état où on se trouvait était celui de la grande fatigue, alors nous nous sommes repliés gentiment vers Liège. Vraiment une chouette après-midi qui pour moi constitue un apéro pour le voyage que je projette en Inde vers la mi-février. Gulap jamoun....

Thursday, October 05, 2006

IRON BUTTERFLY


La machine à explorer le temps s'arrête cette fois en 1968 pour In-A-Gadda-Da-Vida et son incroyable face B de plus de 17 minutes. Disque qui s'est vendu à TRENTE millions d'exemplaires (8 millions à sa sortie , une véritable performance pour l'époque) . J'avais le souvenir d'un mauvais, voire pitoyable concert au Spirit voici 6 ou 7 ans et je me demandais si le retour vinylique au jardin d'Eden tiendrait encore la distance près de 40 ans après. Sûr c'est daté, c'est archi-connu, mais bon Dieu, ça fait encore du bien. Et les morceaux plus courts de la face A ne sont pas mal non plus, bien servis par l'orgue de Doug Ingle et la voix de Ron Bushy. Mention excellent pour My Mirage et Are you happy ?
Iron Butterfly etait un peu un croisement entre la musique psychédélique et le heavy metal, et c'était ma foi, bien jouissif.

Tuesday, October 03, 2006

TIME FOR GUINNESS & STEELEYE SPAN


Toujours eu un faible pour le folk- rock , dans la tradition britannique ou celtique, même quand celui-ci n'était pas un brin acidifié... A l'occasion de la réédition du 3e album de Steeleye Span, Ten Man Mop or or Mr. Reservoir Butler Rides Again , agrémenté de bonus tracks , notamment tout un concert enregistré lors d'un BBC Radio Show , voici donc venu le moment de réécouter Maddy Prior et sa fine équipe.Rien d'intellectuel juste un bon moment à savourer avec une bonne pinte ( Guinness de préférence) A côté de Fairport Convention et de Spirogyra, S.S. a toujours été mon groupe folk de prédilection, et ici il font preuve d'un humour certain avec la reprise improbable de Rave on de Buddy Holly. Faudra un de ces jours que je repotasse sérieusement le folk-rock et que je grave une bonne compile pour ce malheureux Oli qui assimile toujours folk et country.

Saturday, September 30, 2006

CHOCOLATE WATCH BAND L'ULTIME GARAGE BAND


Nouveau saut dans le passé, près de 40 ans en arrière cette fois , pour une bonne giclée de rock garage millésimé. Ah le Chocolate Watch Band , un vrai jukebox sixties, le soleil de Californie, Sunset on Riot Strip, souvenez-vous de la tronche de Jack Nicholson hilare et chevelu. Le groupe garage punk par excellence, entre les Sonics et les Standells, mais avec cette touche psych incomparable qui les met un cran au-dessus, pour moi en tout cas. Ai réécouté 2 de leurs albums, No way out et The Inner Mystique, avec ces cover versions plus que parfaites de I'm not like everybody else, Come on, In the midnight hour., It's all over now baby blue, In the past.
Et surtout ce merveilleux I ain't no miracle worker (mais si, mais si...).

Wednesday, September 27, 2006

POTION MAGIQUE : LES BLACK KEYS SONT TOMBES DEDANS



Si vous cherchiez l'album rock de l'année, braves gens, votre quête est terminée, le voici : Magic Potion des Black Keys, quatrième et magnifique opus du duo chamanique d' Akron, Dan Auerbach et Patrick Carney. Brûlot blues-rock intense, croisement entre Free/Bad Company et Led Zeppelin, certes, mais imaginez une seconde qu'ils ne sont que deux (un guitariste-chanteur et un batteur) pour foutre tout ce bordel. Avec de tels druides, le rock a encore de beaux jours.

L'AXE DU LOUP


Je déroge un peu à mes habitudes en vous entretenant d'un livre qui me tient actuellement sous son charme : L'Axe du Loup de Sylvain Tesson, sous-titré "De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du Goulag". Ce livre - qui m'a été recommandé au cours d'Histoire de l'Art- est un extraordinaire récit de voyage, au cours duquel l'auteur relate son parcours à pied, à cheval et à bicyclette sur les routes reliant la région de Iakoutsk à Calcutta, en passant par la Mongolie, le désert de Gobi et les hauts plateaux du Tibet. Cela se lit comme un roman, c'est superbement écrit et ça vous communique illico presto l'envie des grands espaces ... C'est aussi plein de réflexions sur le monde dans lequel nous vivons. Un tout grand livre à dévorer à belles dents de loup.

Tuesday, September 26, 2006

NEDERBOX

Voici le genre de compile que tout amateur de musique des sixties et de Freakbeat en particulier se devrait de posséder. Disque de chevet par excellence, Nederbeat 63-68 est un peu la machine à remonter le temps made in Holland. Des tout bons, citons ici Q65 ,Outsiders et Groep 1850 (la Sainte Trinité Néerlandaise) , mais aussi Cuby & the Blizzards, Golden Earring, Brainbox, Zipps sans oublier Earth & Fire, Shocking Blue, ou les Baroques pour ne parler ici que des plus connus. On y trouve aussi des choses hilarantes style Dracula, en néerlandais, par ZZ & de Maskers. Nederbeat comprend 125 morceaux répartis sur 5 disques laser. Un petit séjour chez nos voisins du nord qui en vaut bien d'autres. Chaudement recommandé.

Saturday, September 16, 2006

IK BEN VERLIEFD OP LAIS


3 jours entiers que Documenta, le triple CD de Laïs ne quitte plus ma platine. Bel objet tout d'abord, classieux à souhait , et puis ces voix qui s'enchevêtrent en néerlandais, en anglais ou en français pour un folkrock de haute volée . La comparaison avec les finlandais de Värtinaa me vient aussitôt à l'esprit, c'est vraiment du même acabit . Je ne sais trop ce que je préfère chez Laïs: les reprises (Le grand vent, Le renard et la belette, Qui a tué grand-maman), les morceaux à capella (1 face entière sans que l'ennui ne se manifeste), ou les morceaux du cru ('t Smidje, Doran...) Allez, peut-être bien La belle de céans qui est vraiment trop irrésistible. http://www.lais.be/

Tuesday, September 12, 2006

MURAT - DYLAN MÊME COMBAT



Ou comment vaincre son snobisme (ou son ego) .... Voici 2 nouvelles parutions d'artistes très hautement respectables, mais que j'étais à mille lieues d'avoir envie d'évoquer dans l'immédiat. Recommandées par des potes, le Glaude pour le Zim, Boulet pour le Murat, donc pas des découvertes perso, donc en principe pas bon Banania pour l'ego. Zéro sur toute la ligne le Dany: le Dylan est vraiment un de ses tout bons, il y règne à la fois un apaisement et une pêche qu'on n'a plus trop connus depuis disons Time out of Mind sans vouloir remonter à Desire.Paraît que ça cartonne aux USA, bien mérité.Et il reprend même Rollin' & tumblin', Didier, c'est un vrai de vrai quoique tu en penses. Vivement que ce vieux Bob se repointe à notre grand-messe annuelle de Forest-National.
Quant au Murat, c'est un réel délice de rock laid-back avec notamment le titre éponyme Taormina qui sent bon les olives et la mozzarella, bonheur à pas feutrés sur le chemin des poneys, et surtout ce refrain Ne pleure pas Caillou, je t'aime... qui me donne envie de faire des papouilles à ma copine.
Les potes, j'attend vos commentaires, bougez-vous, bande de mollusques.

Sunday, September 10, 2006

IN MEMORIAM PIP PYLE


Je ne voudrais certainement pas transformer ce blog en rubrique nécrologique, mais il nous faut malheureusement déplorer la disparition de Pip Pyle, le batteur légendaire de la scène de Canterbury, qui officia notamment dans Hatfield and the North et National Health. Parmi ses autres titres de gloire notons un passage court mais remarqué au sein de Gong période Camembert Electrique (hasard ou coincidence, je mentionnais cet album il y a quelques jours à propos de Dashiell Hedayat) . Je ne vais pas m'étendre ici sur la carrière de ce musicien très apprécié mais vous renvoyer au lien suivant
http://www.burningshed.com/bands/bandpage.asp?id=9&page=23
Vous pourrez également trouver tous les renseignements sur le site de Gong qui figure en lien permanent dans ce blog.

Friday, September 08, 2006

VU DE L'EXTERIEUR JACQUES BREL


Ecouté ce matin le LP Jacques de Marc Almond, hommage vibrant à notre belge le plus célèbre.
Ai adoré tout l'album , tout comme j'avais aimé les versions d'Amsterdam par Chris Bailey ou David Bowie et bien sûr Ces gens là revisité en son temps par Ange. D'autres artistes se sont mesurés avec bonheur au répertoire du grand Jacques (Tom Robinson, Terry Jacks) , aussi par paresse, par jeu et aussi pour tester un peu le degré de diffusion de ce blog, je voudrais vous demander de m'inonder de liens menant vers les interprètes du fameux Marquisard. Bienvenus aussi seraient des liens vers les "cover versions". Utilisez "Comments".

Thursday, September 07, 2006

DASHIELL HEDAYAT


Retour aux affaires avec la rentrée scolaire (du moins pour les autres ...) et grand moment de déjante avec l'écoute de Obsolete (1971) de Dashiell Hedayat. Pas une découverte bien sûr, mais le genre d'album dans lequel on aime se replonger de temps à autre. Pour ceux qui ne connaissent pas, Dashiell Hedayat est le pseudo d'un artiste français Jack-Alain LEGER qui a enregistré 2 albums fin des années 60, le premier étant commis sous le nom de Melmoth et portant le titre "La devanture des ivresses" (1969). Pour Obsolete, le line-up des plus prestigieux fait état de William Burroughs , Daevid Allen, Dashiell Hedayat, Didier Malherbe, Pip Pyle, Gilli Smith, Christian Tritsch, Sam Wyatt, soit si je ne m'abuse l'équipe de Camembert Electrique. Et si je m'abuse, le bon docteur Oli voudra bien me corriger...
Que dire de cette galette ? Si vous aimez Gong, les ambiances psychédélico-expérimentales, les délires dadaistes, ce disque est pour vous. Plongez-y avec délice avant que les chats ne vous barrent la route (je sais de quoi je parle).
Voici les paroles du premier morceau:

Saturday, August 12, 2006

IMPRESSIONS DU CANADA & DES STATES


Très long silence dû à un séjour d'un mois au Canada et aux Etats-Unis. Des paysages fantastiques (les Rocheuses, le Montana avec notamment le parc de Yellowstone), des expériences enrichissantes telles que les excursions en mer à la recherche des orques et des baleines, quelques beaux paysages urbains (Seattle, une excellente surprise avec cet incontournable Experience Music Project). Je persiste cependant à penser que lors d'un voyage en Amérique du Nord la dimension humaine reste toujours un peu à la traîne, contrairement à ce qui se passe en Asie.Sans doute ici peut-on déplorer que les témoignages de la culture des First Nations ne soient plus guère que des prétextes commerciaux. Un autre aspect -terrifiant celui-ci- est le nombre sans cesse grandissant d'obèses tant aux States qu'au Canada. Mac Do et Coca-Cola, voilà les 2 cibles auxquelles les gouvernements actuels devraient s'attaquer en priorité.

Tuesday, July 11, 2006

REST IN PEACE CRAZY DIAMOND


C'est avec beaucoup d'émotion que je viens d'apprendre le décès de Syd Barrett, qui plus que tout autre sans doute, a inspiré ce blog. Le génie créateur s'était certes éteint il y plusieurs décennies, mais son apport est incomparable et restera vivant longtemps encore. Il survivra à travers les oeuvres de musiciens inspirés, qui tels Paul Roland et Robyn Hitchcock, transmettront l'héritage du psychédélisme et de la fantaisie made in Britain. C'est avec ferveur que je vais réécouter ces classiques que je connais pourtant par coeur, les 2 premiers albums de Pink Floyd, les seuls que j'aime vraiment ( The Piper at the Gates of Dawn , A Saucerful of Secrets ) et sa maigre intégrale en solo (The Madcap Laughs, Barrett , Opel). En hommage au maître voici Arnold Layne, un rare clip promo que j'ai découvert sur un autre blog . Le mot de passe est http:/musicforyoureyes.blogspot.com

HOMMAGE A NINO FERRER


Sans raison précise sinon que c'est l'été, j'ai eu tout à coup envie de rendre hommage à Nino Ferrer, ce grand chanteur franco-italien disparu en 1998. Homme très cultivé, peintre de grand talent, jazzman authentique, il est l'auteur de quelques petits chefs-d'oeuvre qu'il est bon de réécouter aujourd'hui. Je me replonge aujourd'hui avec délice dans La Désabusion , son dernier véritable album studio qui date de 1993 et dont il a réalisé lui-même la pochette. Voici le texte de la chanson titulaire:
Elle se réveille à midi
Pour déjeuner dans son lit
Paresseuse, capiteuse
Langoureuse, alanguie
Elle prend son bain parfumé
Elle se pomponne les doigts de pied
Elle m'enlace, quelle angoisse
Me voici piégé
Et je suis là comme un con sous mon balcon
Comme disait il y a longtemps Claude Nougaron
Et je suis là comme un con sous mon balcon
Étendu de tout mon long dans une flaque de Bourbon
Et on est tous là comme des cons sous leur balcon
Je n'ai pas beaucoup changé depuis Cro Magnon
On est tous là comme des cons sous leur balcon
Empêtrés dans les remords
Et la désabusion

Monday, July 10, 2006

MORT AUX VACHES


Chez nous la vache n'a rien de sacré. Pas que nous en voulions particulièrement à ces quadrupèdes au regard si intelligent, c'est plutôt l'industrie agro-alimentaire qui conjugue les produits laitiers sous toutes leurs formes dans un but évident de profit qui déclenche chez nous une réaction de rejet. Le mythe du lait fournisseur quasi exclusif de calcium a lavé le cerveau de plusieurs générations, mais des études de plus en plus nombreuses démontrent qu'il n'en est rien. Certaines études commencent également à incriminer les laitages comme déclencheurs de cancers de l'ovaire et de la prostate. Mais voilà, je ne voudrais pas passer pour le gourou de la croisade anti-lait (d'autant plus que le fromage est un de mes péchés mignons) et je serais reconnaissant à toute personne visitant ce blog et intéressée par la question de me fournir articles, liens ou titres d'ouvrages SERIEUX allant dans un sens ou dans l'autre (liens vers Danone s'abstenir) .

LES ARDENTES (SUITE) OU LE FOOT C'EST QUAND MEME UN SPORT DE BEAUFS


Dernière journée des Ardentes, un beau succès populaire, et une belle affiche d'ailleurs avec un Dominique A très en forme et cet exquis groupe à l'esthétique très japonisante qu'est Cocorosie.
Mention spéciale aux Nits que je n'avais plus vus depuis des lustres. Je suis retombé instantanément sous le charme, Henk est décidément un grand monsieur et je trouve qu'il a le chic pour communiquer le bonheur à son public. R-E-S-P-E-C-T.
Indochine au final. Je ne suis pas vraiment fan, et la première partie du set ne m'a pas réellement impressionné. La machine s'emballe un peu en enchaînant les tubes (Monte Christo, 2 nuits par semaine, l'Aventurier). Bien aussi pour l'intermède acoustique et le respect du public, malgré probablement quelques malentendus avec les organisateurs (si quelqu'un est au courant, je serais ravi de comprendre...). Finale comique avec la montée sur scène d'un troupeau de Miss McDo, groupies déjà avachies par des années de malbouffe.
Le gros point noir de ce festival aura cependant été la présence de cet écran géant pour retransmettre la finale de la Coupe du Monde de football. Je suis tout à fait d'accord avec Oli quand il proclame que le foot est affaire de beaufs. Vraiment pénible d'entendre tous ces braillards hurler Italia (ou vive la France d'ailleurs) . Peut-on imaginer de retransmettre un concert de Dylan ou de Gong pendant Standard-Anderlecht ?

Sunday, July 09, 2006

WOVEN HAND AUX ARDENTES


Petit billet rédigé en fin de soirée sans l'assistance de Paul Ricard (ni de Mathieu d'ailleurs) . Constater tout d'abord que les Ardentes à Liège c'est enfin doter la ville d'un festival digne de ce nom. Le qualifier d'Electro-Rock n'est pourtant guère heureux car les genres se cotoient à mon avis assez harmonieusement, avec de l'excellent ska made in America (Toasters), un brillant Peuple de l'Herbe qui transcende les genres (pour moi c'est une forme de jazz évolué, mais je suis sûr que je vais faire hurler des gens avec cette pseudo-étiquette), un groupe culte ( Echo & the Bunnymen) qui a certes son avenir derrière lui, mais reste néanmoins crédible grâce à un chanteur en possession de tous ses moyens. Bonne surprise aussi le vendredi avec Superlux très (trop) eighties, mais bien vivifiant. Hollywood Porn Stars , on commence à connaître, c'est efficace en festival, même si c'est sans génie. TTC c'est du rap, genre que j'ai du mal à appréhender à cause des clichés (les keufs c'est tous des cons, faisons la révolution). Zita Swoon j'ai pas trop envie d'en parler tellement ça m'a pompé, mais ça c'est inhérent à tout festival. Le but de ce billet finalement c'est de célébrer un très grand chanteur, Dave Eugene Edwards.
Drôle de zigue, genre Robert Mitchum dans Night of the Hunter, sûrement pas le genre de mec qu'on aurait envie d' inviter à une pendaison de crémaillière. Un peu illuminé façon Nick Cave, le christianisme austère, mais quelle voix....
Fan de longue date , j' ai tous les albums de 16 Horsepower, et bientôt tous ceux de Woven Hand. A écouter en boucle, car d'approche difficile, tous ces albums se révèlent de véritables petits joyaux quand on a franchi le premier cap. Voici le site officiel du groupe
http://www.wovenhand.net/ où je recommande tant qu'il est temps d'écouter le dernier album Mosaic qui est une pure merveille.

Thursday, July 06, 2006

CURRENT 93 AS THE WORLD DISAPPEARS .....


Coincidence ou karma, mes caprices d'écoute me poussent à redécouvrir ce jour un CD obscur un peu oublié: As the world disappears de Current 93. Et c'est la claque, ce disque, enregistré en France en 1994 est tout bonnement fantastique, musique lancinante et vénéneuse qui s'insinue tel un poison dans les méandres du cerveau. 3 écoutes successives n'en viennent pas à bout. Je connais peu Current 93, et en me documentant, je constate (voir le karma précité) que le groupe est en fait le véhicule de David Michael Bunting, surnommé Tibet (tiens, tiens) , que le personnage en question revendique une foule d'influences diverses allant d'Alastair Crowley à Lautréamont en passant par le bouddhisme tibétain bien sûr, et James Joyce, surtout période Finnegans Wake. Vu sous cet angle, mon attirance s'explique mieux (et je le jure sur la tête d'un hareng, tout cela je viens de le découvrir). Current 93 a apparemment réalisé plus d'une vingtaine d'albums, voici donc un bon sujet d'étude pour le futur.
http://www.brainwashed.com/c93/

Tuesday, June 27, 2006

LE TIBET EST ASSASSINE


J'aurais pleuré toutes les larmes de mon corps hier soir en regardant l'émission "Les Carnets du Bourlingueur" et sa rubrique consacrée au Tibet. Au génocide humain succède un génocide culturel sans pareil , car Lhassa ressemble de plus en plus à toutes les villes modernes chinoises sans âme et sans cachet. Seul le Potala subsiste du Tibet historique et je frémis à l'idée de son exploitation touristique à la sauce chinoise. Plus grave encore l'importation massive de "colons" à présent majoritaires face aux vrais autochtones. Comparé à ceci, la sionisation pourrait apparaître comme de la roupie de sansonnet. Mais que peut- on faire encore puisque cela fait plus de cinquante ans que le monde entier ferme les yeux (pas de pétrole, Messieurs les Américains ?) . Et si notre pays, après le lâche revirement de l'année précédente, a su faire preuve d'un certain courage en accueillant Sa Sainteté le Dalai Lama, l'hypocrisie était tout de même présente puisque ce fut en qualité de Prix Nobel de la Paix, et non de chef politique (qu'il n'est de toute façon plus) .
Demandons tous à titre symbolique la nationalité tibétaine
http://www.passeport-tibetain.tk/

Saturday, June 24, 2006

IMAGES DE SLOVENIE

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Thursday, June 08, 2006

PAUL ROLAND IS BACK


Oye oye braves gens, le gourou du folk psychédélique est vraiment de retour. Après une trop longue éclipse suite à Gargoyles (1997), durant laquelle il se consacra à la rédaction de manuels de méditation et autres ouvrages ésotériques, il était revenu en force avec un splendide album Pavane (2004) , mais s'agissait-il d'un feu de paille ? Il semblerait bien que non, puisqu' un nouveau site http://www.paulroland.de/de/index.html annonce la parution imminente d'un nouvel opus sur le label italien Black Widow. Celui-ci devrait s'intituler Re-animator, avoir comme source d'inspiration les récits de H.P. Lovecraft et, cerise sur le gateau, Paul devrait être accompagné par les membres du légendaire groupe Caravan.

Tuesday, June 06, 2006

LA SECONDA GENESI


En cette semaine d'examen d'italien, cap sur la péninsule et une des super-raretés du rock progressif rital La Seconda Genesi dont j'ai pu dénicher une réédition grâce à ces archivistes de génie que sont les mecs d'Akarma (leurs pressages sont souvent plus beaux que les originaux !!!)
http://www.forcedexposure.com/labels/akarma.italy.html
Tutto deve finire, le très bouddhiste titre de leur unique album, date de 1972, et sonne comme un croisement entre Van Der Graaf Generator, Vanilla Fudge et Soft Machine à l'époque de leur quatrième opus. Pas un chef d'oeuvre, certes, mais un album très interessant et en prise sur son époque, sorte de croisement entre le jazz rock et le heavy progressive. L'album est couplé avec une autre rareté Paride e Gli Stereo 4 (Paride De Carli étant le guitariste de La Seconda Genesi) , album plus atmosphérique où la guitare se taille évidemment la part du lion.
http://www.canino.info/inserti/artisti/seconda_genesi/seconda_genesi_01.htm

Monday, June 05, 2006

A TRIP TO TEXAS







Quelques jours de silence, suite à un mini trip en Alsace qui fera l'objet d'une rubrique, et me voici de retour pour un autre voyage, psychédélique celui-là. Trip to the Psychedelic World ( Collectors Choice 57210) est un peu le pendant américain de Psychedalia évoqué plus avant. Ici rien que des groupes texans, et des bons.... (mais oui le Texas n'a pas produit que des bad guys genre G. Bush). Quelques noms juste pour vous faire saliver: 13th Floor Elevators, Warlocks, Johnny Winter. Mentionnons au passage un I will not be lonely de Neal Ford & the Fanatics plus qu'inspiré par les Kinks. Une excellente compilation et un panorama assez exhaustif du Lone Star State.

Thursday, June 01, 2006

BUZZCOCKS v/s ARTHUR BROWN



La semaine passée a été fertile en événements musicaux dans la région. Mercredi à la Soundstation, rien moins que les Buzzcocks de Pete Shelley. Punk un jour, punk toujours, l'énergie était toujours au rendez-vous. Et ces classiques: Orgasm Addict, Ever fallen in love ... le sens aigu de la mélodie qui tue, les Beach Boys du punk, comme disait mon pote Boulet.
http://www.buzzcocks.com/site/index.html

Changement de décor au Spirit of 66 le samedi avec Arthur Brown (the God of Hellfire himself) dans un show minimaliste où le maître était simplement accompagné par un merveilleux guitariste du nom de Nick Pynn. Dans cette composition surprenante, nous avons pu constater qu'Arthur Brown possédait toujours cette voix puissante et chaleureuse, bien mise en valeur dans des reprises habilement choisies telles Hard Rain de Dylan (imparable) et Kites de Simon Dupree (éthéré) .
Un public trop peu nombreux hélas pour un show classieux.
http://www.godofhellfire.co.uk/

GIACOMO JOYCE


Peux pas passer la journée sans évoquer ma monomanie qui n'a pas grand chose de musical (quoique ...) : ce gigantesque écrivain qu'était/est James Joyce.Ma potesse Gisèle a d'ailleurs eu la gentillesse de me rapporter un catalogue d'une exposition tenue à Ostende le week-end dernier. Brillant!
Que pourrais-je dire à ce stade sinon que la lecture d'Ulysse est absolument indispensable ? John Lennon lui-même considérait l'ouvrage comme la pièce maîtresse du 20e siècle.
Le passage à Trieste que j'ai effectué durant les vacances de Pâques m'a permis de constater qu'il a laissé une empreinte indélébile dans l'esprit des lettrés de cette cité. La mia anima è a Trieste, écrivait-il en 1909, et la cité le lui rend bien dorénavant un siècle plus tard. Le petit musée qui lui est consacré est certes modeste, mais il ravira les inconditionnels du maïtre.

QUANDO IL GATTO NON C'E

A LOVE SUPREME


Je suis assez versatile musicalement pour écouter du jazz (ou même du classique) après ma dose quotidienne de psychédélisme. Et c'est maintenant Coltrane Time. Coltrane est un de mes favoris tous terrains, je possède pas moins de 60 Cds différents de lui. Coltrane me fascine non seulement par son évolution musicale, qui peut en effrayer certains, mais aussi par sa quête spirituelle. Quand on écoute A Love Supreme, on se rend compte que cet homme a rencontré Dieu - ou plutôt, pour moi qui ne croit pas en Dieu- la Réalité Ultime. C'est beau comme un coucher de soleil sur les temples d'Angkor, tonique comme un Jameson on the rocks.
Le disque que j'écoute en ce moment est le Thelonious Monk Quartet with John Coltrane Complete Live at the Five Spot (Gambit Records) , qui comporte 2 titres jusque là inédits.

La discographie de Coltrane est un casse-tête, voici un premier lien pour les amateurs

http://www.alwaysontherun.net/coltrane/disc.htm

JARDINIER COSMIQUE



Un autre de mes coups de coeur concerne Riff et ses diverses incarnations The Twist , Cosmic Gardeners , The Mad Hatter´s Garden Band Machine. Avec ou sans sa compagne Bela, ce multi-instrumentiste allemand talentueux assemble depuis quelques années de splendides miniatures sonores , petites pépites d'Acid Folk quelque part du côté d'Alice in Wonderland. Derrière le musicien se profile un personnage charmant, qui promet de répondre à tous les mails, même si cela prend des siècles. Et on ne peut qu'adorer quelqu'un qui écoute Brian Wilson au petit déjeuner.....Il est possible
(et recommandé) de visiter le site
où vous pourrez télécharger des extraits sonores.

LES AMIS DU TIBET

Et voici déjà la dérive dans ce blog.
Je profite lâchement du Cheval de Troie musical (et de la visite en nos contrées de Sa Sainteté le Dalai Lama) pour me faire l'avocat, non pas du diable, mais d'une cause qui nous tient particulièrement à coeur , ma compagne et moi
et particulièrement le village des enfants tibétains en exil

A LA REDECOUVERTE DU PSYCHEDELISME BRITANNIQUE


Vous constaterez assez rapidement que la musique dite "psych" occupe une place de choix dans mon horizon musical. Dès lors faisons ensemble un plongeon en Angleterre dans les années 1966-67 (souvenirs souvenirs) là où tout à débuté.
Pour la plupart des gens, les premiers noms qui viennent à l'esprit sont le Pink Floyd de Syd Barrett, Tomorrow, Soft Machine et le Crazy World of Arthur Brown, mais à côté de ces groupes illustres , il y avait des tas de bands qui méritent d'être redécouverts.
Pour ce faire, une compilation (parmi d'autres) Psychedalia Rare Blooms from the English Summer of Love (See For Miles SEECD 463).
http://www.answers.com/topic/psychedalia-rare-blooms-from-the-english-summer-of-love

Mes morceaux de prédilection dans cette compilation sont "Flight from Ashiya" de Kaleidoscope et surtout l'extraordinaire "Magic Potion" du groupe Open Mind. Mais il y a franchement peu de choses à jeter. Les groupes représentés feront sans doute le sujet d'un billet détaillé un de ces jours.

UN MOT DE L'AUTEUR


Je commence ce blog sans trop savoir où je vais mettre les pieds. Il a pour objectif d'être le fil d'Ariane de mes coups de coeur - surtout musicaux - et, tout en restant modeste, de fournir à d'autres des conseils d'écoute. Serai-je ce joueur de pipeau capable d'entrouvrir les Portes de l'Aurore (je sais c'est un peu pompeux, mais il fallait la placer, n'est-ce-pas ) ?