Wednesday, October 25, 2006

JAMES WHITE A LA SOUNDSTATION



Parmi un public clairsemé, mais que j'aime à imaginer choisi, ai assisté au retour en force de James White aka James Chance, nonce apostolique de la No Wave qui connut brièvement une demie heure de gloire avec Contort yourself au début des années 80. Visage enfariné, sorte de croisement improbable entre Ramses II (période momie) , James Brown et Gary Newman, ce personnage haut en couleur et en noir et blanc nous a dispensé un peu plus d'une heure durant un funk saccadé d'excellent aloi, au chant, au saxophone ou aux claviers cheapos. Les rares amateurs ont apprécié à sa juste valeur ce grand moment que nous a offert la Soundstation. Ce n'est pas tous les soirs qu'une légende vivante vient hanter les salles de notre cité.

Friday, October 20, 2006

BEYOND THE WILDWOOD TRIBUTE TO SYD BARRETT

Ai réécouté aujourd'hui un des nombreux albums d'hommage à Syd Barrett, le grand disparu inspirateur de ce blog. Beyond the wildwood (Imaginary Records) est une fantastique compilation sans la moindre faute de goût qui retrace le parcours bref, mais ô combien riche du talentueux guitariste du Floyd. Parmi les artistes qui se sont frottés aux mélodies acides de Barrett, retenons Plasticland (Octopus), Paul Roland (Matilda mother) , Fit & Limo (Long cold look), The TV Personalities ( Apples and oranges) et Opal (The sun don't shine), mais chacun des 17 morceaux que comporte cette compilation vaut le détour. Et c'est avec une joie non dissimulée que j'ai découvert que Golden Hair était en fait l'adaptation de Poem V extrait de Chamber Music de James Joyce... Comme quoi, tout est dans tout.
Voici ce magnifique texte joycien :

Lean out of the window,
Goldenhair,
I heard you singing
A merry air.
My book was closed;
I read no more,
Watching the fire dance
On the floor.
I have left my book,
I have left my room,
For I heard you singing
Through the gloom.
Singing and singing
A merry air,
Lean out the window,
Goldenhair.

Monday, October 16, 2006

NOUVELLES ATROCITES CHINOISES A L'EGARD DU TIBET

L'actualité toute fraîche me contraint malheureusement à parler à nouveau du Tibet pour exprimer une nouvelle fois mon indignation. Pour ceux qui n'ont pas regardé les infos ou lu la presse, je vais citer ici le courrier que m'a envoyé Marc Liégeois, responsable des AMIS DU TIBET : L'armée chinoise a ouvert le feu sur des réfugiés tibétains sans défense, tentant de rejoindre le Népal (et puis l'Inde) .Au moins une religieuse de 17 ans a perdu la vie mais le nombre de victimes est sans doute plus important. Beaucoup d'enfants étaient dans ce groupe, la plupart aurait du rejoindre le TCV de Suja ..., peut-être des soeurs ou frères d'étudiants de Suja ... (Suja est un village du nord de l'Inde où des centaines d'enfants tibétains, réfugiés, peuvent suivre un cycle d'enseignement )
De nombreux alpinistes occidentaux étaient aux premières loges et ont filmé et photographié cette horreur. L'info a mis quelques jours pour être divulguée car ces alpinistes avaient peur de le faire depuis le Tibet (Chine) . C'est une fois arrivés au Népal qu'ils ont commencé à témoigner, malgré les pressions de Chinois présents au Népal ...
La Une (RTBF) en a fait son titre principal samedi à 19h30 (possibilité de voir le document via un des sites ci dessous)
http://www.tibet.be/tempfusilladetibet2.html
http://www.tibet-info.org/
Une manifestation sera organisée à la demande de la communauté tibétaine de Belgique le samedi 28 octobre entre 14 et 16 heures devant l'ambassade de Chine, Avenue de Tervueren n° 463 à 1180 Auderghem.

Friday, October 13, 2006

FLY WITH JEFFERSON AIRPLANE


Ai visionné aujourd'hui un document musical intitulé Fly retraçant l'épopée du groupe séminal de San Francisco, Jefferson Airplane et donnant un éclairage des plus intéressants sur le Summer of Love. J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour ce groupe qui était surtout la rencontre de 6 fameuses individualités: Marty Balin, Paul Kantner, Jorma Kaukonen, Jack Casady , Spencer Dryden sans oublier évidemment Grace Slick ( mon Dieu, qu'elle était belle fin des années 60...) . Je n'ai jamais eu la chance de les voir en concert, mais j'imagine que ce devait être quelque chose, chacun des musiciens étant capable de faire décoller l'avion à tour de rôle. Et ce concert donné sur le toit d'un immeuble de New York, deux ans avant les Beatles ... Autre réflexion, cela reste toujours un peu triste de voir ce que les musiciens sont devenus physiquement près de 40 ans après dans ce genre de document, même si l'on adhère à la notion d'impermanence. Mais peu importe finalement que la suite ait moins bien tourné, le split donnant de bonnes choses comme ce méconnu Hot Tuna et de (beaucoup) moins bonnes avec le Jefferson Starship, un des pires groupes de l'histoire du rock, il reste tout de même des momuments tels que Somebody to love, White Rabbit (LE morceau de Las Vegas Parano), et ce sublime Lather, un des plus beaux hymnes folk de tous les temps.

Thursday, October 12, 2006

DO NOT PANIC THIS IS ONLY HAWKWIND


Me suis dit ce matin "Et si on se faisait un petit trip vers les étoiles ?" Me suis donc envoyé une bonne lampée d'élixir space rock avec les maîtres incontestés du genre, Hawkwind. Sûr, ils sont pas toujours des plus subtils, mais est-ce qu'on doit en permanence écouter des disques qui prennent la tête ? Est-ce qu'on ne peut pas de temps à autre se mettre des trucs style Slade par exemple, pour se décaper un peu ? Me suis donc écouté The Entire and infinite universe of Hawkwind aka Welcome to the future qui est un box de 4 CD comprenant Masters of the Universe, Bring me the head of Yuri Gagarin, Space Ritual 2, et The Text of Festival soit 4 CD d'Hawkwind live. Son correct, énergie brute bien présente surtout sur le 4e CD. Plus de 3 heures de plaisir. Encore un de ces groupes dont la discographie est un tel casse-tête que je ne puis faire autrement que de vous référer aux bonnes adresses par exemple:

Monday, October 09, 2006

INDIA AU BOZAR


Pour un prix qui fait rire, ai assisté à la journée d'inauguration de l'expo India au Bozar. Programme varié, arrosé (pas trop copieusement) à la Kingfisher et agrémenté de délicieux petits plats made in India. Programme avant tout musical des plus variés: tout d'abord, un merveilleux bien qu'atrabilaire Ustad Sayeeduddin Dagar, accompagné de ses deux fils, nous a dispensé un chant spirituel des plus envoûtants, parfois proche de la trance soufi. Ensuite, dance classique indienne avec deux étoiles Alarmel Valli et Madhavi Mugdal ( oui j'ai relu mes notes...) pour un spectacle total que n'auraient pas renié Brian Jones ou George Harrison (mais oui c'était très psych et ce n'est pas la reine Fabiola qui va me contredire) . Talvin Singh, c'est autre chose, c'est moderne et branché, mais un peu comme pour Banco di Gaia quelques années auparavant, nous rockeurs dans l'âme, nous avons du mal à appréhender que quelqu'un aussi doué soit-il nous glisse un CD dans l'ordi en guise de concert. Studio Pagol enfin, et pas en totalité, mais c'était très jouissif et dansant. Il y avait encore State of Bengal, mais nous, l"état où on se trouvait était celui de la grande fatigue, alors nous nous sommes repliés gentiment vers Liège. Vraiment une chouette après-midi qui pour moi constitue un apéro pour le voyage que je projette en Inde vers la mi-février. Gulap jamoun....

Thursday, October 05, 2006

IRON BUTTERFLY


La machine à explorer le temps s'arrête cette fois en 1968 pour In-A-Gadda-Da-Vida et son incroyable face B de plus de 17 minutes. Disque qui s'est vendu à TRENTE millions d'exemplaires (8 millions à sa sortie , une véritable performance pour l'époque) . J'avais le souvenir d'un mauvais, voire pitoyable concert au Spirit voici 6 ou 7 ans et je me demandais si le retour vinylique au jardin d'Eden tiendrait encore la distance près de 40 ans après. Sûr c'est daté, c'est archi-connu, mais bon Dieu, ça fait encore du bien. Et les morceaux plus courts de la face A ne sont pas mal non plus, bien servis par l'orgue de Doug Ingle et la voix de Ron Bushy. Mention excellent pour My Mirage et Are you happy ?
Iron Butterfly etait un peu un croisement entre la musique psychédélique et le heavy metal, et c'était ma foi, bien jouissif.

Tuesday, October 03, 2006

TIME FOR GUINNESS & STEELEYE SPAN


Toujours eu un faible pour le folk- rock , dans la tradition britannique ou celtique, même quand celui-ci n'était pas un brin acidifié... A l'occasion de la réédition du 3e album de Steeleye Span, Ten Man Mop or or Mr. Reservoir Butler Rides Again , agrémenté de bonus tracks , notamment tout un concert enregistré lors d'un BBC Radio Show , voici donc venu le moment de réécouter Maddy Prior et sa fine équipe.Rien d'intellectuel juste un bon moment à savourer avec une bonne pinte ( Guinness de préférence) A côté de Fairport Convention et de Spirogyra, S.S. a toujours été mon groupe folk de prédilection, et ici il font preuve d'un humour certain avec la reprise improbable de Rave on de Buddy Holly. Faudra un de ces jours que je repotasse sérieusement le folk-rock et que je grave une bonne compile pour ce malheureux Oli qui assimile toujours folk et country.