
Petite anecdote ferroviaire qui n'a pas grand chose de rock'n'roll . Ce samedi nous devions nous rendre à Ans pour une soirée privée. Comme nous venions d' Hawaii (pardon... Aywaille) il nous semblait logique de prendre une correspondance pour la cité mentionnée plus haut. Sur le quai on nous fait comprendre qu'il n'y a pas lieu de se presser (il était alors 19h45), vu que des problèmes de signalisation doivent être résolus. Après une demi-heure passée dans le train toujours à quai, on nous indique que ce dernier est supprimé et nous sommes alors dirigés vers un autre train en partance pour Bruxelles, qui, nous dit-on, fera exceptionnellement arrêt à Ans. Il s'écoule alors plus d'une heure où on nous précise gentiment que le personnel technique fait tout son possible pour trouver l'origine de la panne qui empêche tout train de rallier Ans. Chaque nouvelle communication est une douche froide jusqu'au moment où on nous enjoint de rejoindre le quai 7 où un convoi exceptionnel de 12 voitures va partir pour Bruxelles ...via Kinkempois, Ans, Waremme et Landen. Une solution originale vient de voir le jour. Que nenni.... à peine ce convoi s'est-il ébroué qu'on nous annonce que le premier arrêt sera ... Waremme. Piégés, cocufiés, faits comme des rats, nous entrevoyons déjà la perspective sublime de passer la nuit à Waremme. Il faut plus d'une demi-heure pour atteindre Waremme, car nous roulons quasi à pas d'homme étant donné la présence d'obstacles sur la voie (on croit rêver). Un sympathique petit couple japonais se demande dans quelle pièce ils jouent ( il est vrai qu'ils sont habitués à une précision et une ponctualité exemplaire dans le chef de LEURS chemins de fer) .
Le train s'arrête enfin en gare de Waremme ... ou plutôt à 500 m de la gare, ce qui provoque d'ailleurs la lourde chute d'une usagère qui ne s'était pas rendu compte qu'il y avait bien un mètre entre le marchepied et le sol. Pour cette personne le voyage se sera sans doute achevé par une visite aux urgences et peut-être un séjour à l'hôpital. Quant à nous il nous reste à attendre le bus de substitution pour Ans qu'on nous a gracieusement promis à bord du train. Cet autobus ne viendra jamais, sans doute que personne ne l'avait commandé, après 10h il est strictement impossible de rencontrer un responsable dans une gare. Cette merveilleuse soirée a néanmoins un dénouement heureux puisque la situation finit par se débloquer et qu'un train venant de Bruxelles nous emmène enfin à Ans où nous retrouvons nos amis à 23h30.
Quelle leçon tirer de cette anecdote tragi-comique ? Sans doute qu'il y a eu une suite d'événements malencontrueux, marquez pas de chance... Mais je ne puis néanmoins m'empêcher de penser que dans ce pays on fait tout pour que les services publics ne puissent remplir convenablement leur tâche. On supprime des gares ou points d'arrêts, on sabre dans les effectifs, on rend le rail moins attractif alors qu'il faudrait faire l'inverse pour limiter ce chancre qu'est l'automobile. Prépare-t'on une privatisation du rail comme en Grande-Bretagne, où celle-ci est pourtant plus que calamiteuse ?
Le train s'arrête enfin en gare de Waremme ... ou plutôt à 500 m de la gare, ce qui provoque d'ailleurs la lourde chute d'une usagère qui ne s'était pas rendu compte qu'il y avait bien un mètre entre le marchepied et le sol. Pour cette personne le voyage se sera sans doute achevé par une visite aux urgences et peut-être un séjour à l'hôpital. Quant à nous il nous reste à attendre le bus de substitution pour Ans qu'on nous a gracieusement promis à bord du train. Cet autobus ne viendra jamais, sans doute que personne ne l'avait commandé, après 10h il est strictement impossible de rencontrer un responsable dans une gare. Cette merveilleuse soirée a néanmoins un dénouement heureux puisque la situation finit par se débloquer et qu'un train venant de Bruxelles nous emmène enfin à Ans où nous retrouvons nos amis à 23h30.
Quelle leçon tirer de cette anecdote tragi-comique ? Sans doute qu'il y a eu une suite d'événements malencontrueux, marquez pas de chance... Mais je ne puis néanmoins m'empêcher de penser que dans ce pays on fait tout pour que les services publics ne puissent remplir convenablement leur tâche. On supprime des gares ou points d'arrêts, on sabre dans les effectifs, on rend le rail moins attractif alors qu'il faudrait faire l'inverse pour limiter ce chancre qu'est l'automobile. Prépare-t'on une privatisation du rail comme en Grande-Bretagne, où celle-ci est pourtant plus que calamiteuse ?
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