Monday, November 26, 2007

GENIE MECONNU: WARREN ZEVON


Redécouvert ce week-end cet artiste absolument géant que j'avais un peu perdu de vue et qui a malheureusement quitté cette terre en 2003 sans connaître tout le succès que méritait son immense talent . Avec un peu plus de chance, je crois que Warren Zevon aurait pu figurer au Panthéon des grands "singer-songwriters" américains aux côtés de Bob Dylan, Bruce Springsteen et Neil Young.
Né à Chicago en 1947, Warren a eu une éducation musicale un peu différente d'autres musiciens rock, fréquentant le domicile d'Igor Stravinsky et donc imprégné de musique classique moderne.
Travaillant comme musicien de sessions, notamment en tant que pianiste pour les Everly Brothers et tournant avec Manfred Mann, il écrit pour d'autres (les Turtles) ainsi que pour le cinema (Midnight Cowboy). Après un premier album produit par Kim Fowley, Wanted Dead or Alive, il s'exile en Espagne à la fin des années 60. Vers le milieu des années 70, de retour en Californie, il fréquente la scène de la côte ouest, et surtout Jackson Browne qui produit son album éponyme (cité par le magazine Rolling Stone comme un chef-d'oeuvre absolu), les Eagles et Linda Ronstadt entre autres. L'album suivant, Excitable Boy, est peut-être son oeuvre la plus aboutie avec des titres tels que Roland the Headless Thompson Gunner ou Werewolves of London. Meme si la suite de sa carrière est plus erratique avec des hauts (Sentimental Hygiene, album tout bonnement fantastique) et des bas (The Envoy), des problèmes d'alcoolisme récurrents et le cancer qui devait l'emporter, Warren nous a légué une oeuvre riche et impressionnante à redécouvrir sans tarder, et surtout une écriture d'une rare intelligence.

Tuesday, November 13, 2007

QUELLES GALETTES SAUVER DU SEISME DES ANNEES 80 ?


Je me suis lancé dans une oeuvre colossale que j'intitulerais "Back to the bone" et qui consiste à ne garder de ma collection de disques que ce qui en vaut vraiment la peine. Oeuvre qui sauf accélération subite et radicalisation zen (toujours possible) peut encore durer des années, voire des décennies (j'exagère à peine) . Version moderne du mythe de Sisyphe ou du Tonneau des Danaïdes? Quoi de plus facile cependant de commencer la poubellisation par ces atroces années 80 qui ont failli porter un coup fatal au rock. Adieu sans remords Simple Minds, U2 (avec quelques exceptions, Rattle & Hum étant quand même un bon disque) et autres baudruches. Surnageant au dessus de cette soupe, je voudrais mentionner quelques disques qui sans être des chefs-d'oeuvre, sont un peu passés inaperçus à l'époque et méritent une nouvelle écoute. Citons ici Donovan avec Neutronica -même si on est loin de son époque psychédélique- et Robin Trower, Hendrixien comme à l'accoutumée avec Beyond the Mist. Ah Robin, c'est /c'était tout de même un fameux guitariste.

Monday, November 05, 2007

SITES ET BLOGS RECOMMANDABLES


Ne serait-ce pas une bonne idée de créer ici une compilation de liens relatifs à notre passion commune, la Zique ?
Courtoisie de mon ami Cyberboulet, voici Skreemr , un moteur de recherche qui localise les fichiers audio sur le web. On n'échappe certainement pas à Céline Dion ou à Phil Collins, mais ce lien http://skreemr.com/ semble vraiment prometteur. Après tout qui nous empêche de préférer Nick Cave ou les Bishops aux précités ?
Pour ma part j'ai découvert deux blogs. Le premier s'intitule Chrisgoesrock et est l'oeuvre d'un fondu dans mon genre, consacré à la musique progressive et psychédélique
http://chrisgoesrocks.blogspot.com/
Blog absolument fantastique, à parcourir dans tous les sens, ici pas trop de chance de trouver des sinistres. Dans un style très similaire Lost-in-Tyme n'est vraiment pas mal non plus, en plus généraliste.
N'hésitez pas à m'envoyer vos liens. Rock'n'roll is here to stay...

Sunday, October 28, 2007

MATHIEU RICARD AU CHATEAU D'HARZE


Un grand moment -longtemps attendu- au Château d'Harzé (Aywaille) avec la venue de Mathieu Ricard venu donner une conférence sur le thème
" Se transformer pour transformer le monde" .
Esprit profondément clair et lucide, ne manquant pas d'humour, Mathieu Ricard a démontré à son auditoire l'importance suprême de la méditation, outil merveilleux de transformation . Tout comme le musicien faisant ses gammes chaque jour peut améliorer sa technique, le méditant, par sa pratique quotidienne, peut transformer son esprit, et, par voie de conséquence, son attitude envers lui-même et ses semblables. Un message qui n'appartient évidemment pas qu'à Mathieu Ricard comme il le déclare lui-même au début de son exposé, et que nous pouvons également rencontrer chez d'autres auteurs. Voici à cet égard une petite liste d'ouvrages axés sur la spiritualité que je propose notamment (sur sa demande) à mon ami Didier.

- Eckhart Tolle Le moment présent : non centré sur la méditation, mais peut-être l'un des ouvrages les plus essentiels que nous ayons lus et relus. De l'importance cruciale du moment présent, le seul sur lequel nous avons prise.
- Yongey Mingyour Rinpotché Bonheur de la Méditation , d'ailleurs préfacé par M.Ricard lui-même. Met en exergue les travaux scientifiques liées au domaine précis de la méditation.

Je complèterai cette liste très prochainement, mais clin d'oeil rock, je ne manquerai pas d'y ajouter les livres de Paul Roland (et oui, celui dont j'apprécie avant tout l'oeuvre musicale...)



Monday, October 22, 2007

PLAIDOYER POUR LE TRAM A LIEGE


Je voudrais ici simplement apporter ma contribution à la pétition électronique "Oui au tram! Non à l'autoroute!" en signalant la tenue d'une conférence-débat sur l'avenir des transports en commun à Liège le mardi 20 novembre à 19h30 à l'Université de Liège (place du XX Août).
Le bourgmestre de Liège, M. Willy Demeyer, a confirmé sa présence à cette conférence.
Sont également invités : Claudy Vickevorst, secrétaire de la CGSP du TEC Liège, et Didier Castagne, administrateur du TEC de Liège et auteur d'une étude sur le tram .
Par ailleurs, je vous invite à signer la pétition afin d'atteindre le plus rapidement possible l'objectif de 5000 signataires avant la décision du gouvernement wallon sur l'autoroute CHB (qui devrait intervenir en décembre) .
Pour parvenir à cet objectif, il y a une méthode très simple : que chaque personne qui lit ce billet trouve un seul signataire autour d'elle.
Pour faire connaître la pétition, des affichettes à imprimer très facilement sur n'importe quelle imprimante personnelle sont également disponibles en ligne :
http://petitions.agora.eu.org/tram_vs_chb/misc20.html de même qu'une version papier de la pétition :http://petitions.agora.eu.org/tram_vs_chb/misc22.html



STEREO TOTAL AU BOTANIQUE


Déplacement en force vendredi soir au Botanique pour revoir Françoise Cactus et Brezel Göring, deux ans après un concert qui ne nous avait laissé que d'excellents souvenirs. Le duo electropunk minimaliste a entretemps accouché d'un nouvel album Paris-Berlin (toute leur histoire, en somme) bien dans la lignée des précédents, et il y a donc peu de surprises à attendre. Mais là n'est pas l'essentiel, le fun, lui, est bien présent et les morceaux de bravoure se succèdent avec une mention spéciale à mon sens pour la reprise de Nationale 7 dans la lignée des Honeymoon Killers ainsi que pour le nouveau morceau Plastic. Tout est bien sûr au second, voire au 3e degré, et Françoise chante toujours aussi faux, mais c'est bien jouissif ainsi. Comme ils le clament eux-mêmes, "Das ist Punk, das ist Rock'n'roll, das ist Moderne Musik".
Dommage pourtant cette première partie imbécile, Hawnay Troof, un californien hyperkinétique qui a tout fait pour m'aliéner un peu plus encore le hip hop. Question d'âge peut-être...

Thursday, October 18, 2007

ALBERT BLUES BAND ... DU COUSU MAIN POUR LE SPIRIT ?


Dans ma boîte à lettres ce matin, un exemplaire du CD de l'Albert Blues Band, courtoisie de mes potes gaumais (merci beaucoup Danny). Nous en avions en effet parlé au cours d'une soirée de retrouvailles bien (ar) rosée. Ces mecs de l'ABB sont , tout comme moi, originaires de la plus belle région de Belgique, voire du monde (j'exagère à peine...) et eux aussi friands de la plus belle musique qui soit. Leur CD de reprises est un pur moment de bonheur et j'imagine qu'en concert ça doit déménager un max.... Au hasard, citons Homework, Gloria, Sweet home Chicago, Muddy Waters blues, Route 66, j'en passe et des plus connus. Rien de révolutionnaire, certes, mais du pur jus de blues comme on l'aime. A mon humble avis, ces mecs devraient vite passer au 66 (si ce n'est déjà fait, j'ai pas vérifié) . Didier, une oreille attentive, je te le fais parvenir, tu vas kiffer...

Wednesday, October 17, 2007

DIAMANTS EN TOUS GENRES


Je débuterai ce billet en saluant le sympathique retour, non pas de Gérard Lambert, mais de Danielito revenu pour quelques semaines de son île de Palma vers sa Gaume natale (ou presque). C'est donc tout naturellement à lui que je dédierai les deux diamants que je veux évoquer brièvement ici. Tout d'abord la réédition 40 ans plus tard du chef d'oeuvre absolu qui a donné son nom à ce blog ,The Piper at the gates of dawn, l'album de tous les possibles, celui peut-être qui a jeté les bases du psychédélisme made in England. Réédition classieuse, long box de 3 CD , la version stéréo, la version mono et un 3e CD de singles (dont Arnold Layne et See Emily play) et de prises alternatives. Travail luxueux et irréprochable. Décidémment le "Crazy Diamond" brille toujours de son plus bel éclat.
Autre chef-d'oeuvre, littéraire celui-là, The Dharma Bums (en français Les Clochards Célestes) de Jack Kerouac. Après la relecture de On the Road, je m'étais promis de découvrir le second titre qui a fait sa légende. Quelle claque ! Ce bouquin est géant. C'est réellement le mythe fondateur de l'épopée hippie de l'Amérique des années 60. Je me sens litéralement interpellé à chaque page par le mode de vie de ces deux héros bouddhistes que sont Japhy Ryder et Ray Smith, qui bien que recherchant le diamant du Dharma (la vérité) n'en restent pas moins très humains (le sexe et l'alcool ne sont jamais loin) . On sent chez Kerouac le rejet de certains aspects de la société de consommation, et la recherche d'un mode de vie plus en harmonie avec la nature et on ne peut s'empêcher de penser à quel point il est dommage que cette révolution pacifique ait si vite été récupérée. Il reste cependant ces pages magnifiques où transparaît à tout moment cet amour de la vie et cette infinie compassion qui devrait être le fil de nos existences d'êtres de passage...

Tuesday, October 09, 2007

CHE VIVA EL CHE GUEVARA


Comme me le rappelle judicieusement mon pote Didier, on peut difficilement passer sous silence ce jour qui est en fait le 40e anniversaire de celui où Ernesto Rafael Guevara de la Serna , mieux connu sous le nom du Che, succomba sous les balles des capitalistes et des dictateurs. Même s'il ne faut pas sombrer ici dans l'idéalisme romantique béat (la lutte armée reste une forme de violence, même si elle est justifiée par l'oppression) , saluons le combat de cet homme qui dans les années 1960 et 1970 prit les armes dans un souci de justice et d'égalité.

Friday, September 07, 2007

KULA SHAKER TOUT SIMPLEMENT LE MEILLEUR ALBUM DE L'ANNEE


Vous parlez d'un retour ! Après 6 ans de séparation, Kula Shaker nous revient avec tout bonnement le meilleur album Britpop de tous les temps et en tout cas le meilleur album de l'année.
Strange folk, la bête se nomme et là dedans je retrouve absolument tout ce que j'aime : des guitares qui sonnent comme des guitares, des mélodies imparables (Fool that I am) , des envolées lyriques à mi-chemin entre Dylan et les Doors (Hurricane Season) , des vocaux psychédéliques , un certain mysticisme à l'indienne (Kula Shaker dérive son nom de l'empereur indien du 9e siècle Kulashekara et leur leader, Crispian Mills, est tout imprégné de philosophie orientale). Beaucoup de versatilité et en même temps d'homogénéité dans cet album que je n'hésite pas, excusez du peu, à considérer comme le Sergeant Pepper's de Kula Shaker.

Tuesday, September 04, 2007

REINCARNATION PAR DECRET GOUVERNEMENTAL


Le gouvernement chinois , à moins d'un an de l'ouverture des Jeux Olympiques, vient une fois de plus de faire preuve de son grand esprit d'ouverture et de son sens de l'humour en décrétant que dorénavant tout moine bouddhiste tibétain ne pourra se réincarner sans permission spéciale accordée par les autorités. Comment réagir à cet ukase : par un immense éclat de rire face à ce qui pourrait passer pour le gag de l'année ou au contraire par l'indignation face à un nouvel acte de totalitarisme ? Il est clair que les chinois, qui ne sont pas des imbéciles , veulent par cet acte apparemment absurde, contrôler le mouvement religieux au Tibet et casser l'influence du Dalai Lama. Ceci démontre que malgré toute leur puissance militaire, politique et économique, ils craignent encore l'influence d'un homme qui a fait de la tolérance et du pacifisme les maîtres-mots de son combat. Que le monde entier en tire les conclusions.....

SNCB - POSTE BELGE MEME COMBAT ?


Un petit billet pour calmer ma mauvaise humeur. Non pas contre les services publics en tant que tels, j'en suis au contraire un ardent défenseur et je suis persuadé que si on veut garder un tant soit peu le tissu social, il faut au contraire les promouvoir, les défendre avec une extrême vigueur, n'en déplaise aux chantres du néo-libéralisme. Non en fait, je râle contre la façon dont ceux-ci sont gérés. Il ne faut guère me pousser pour me convaincre que leur mort est voulue et programmée en haut lieu et que leurs chers (très chers) administrateurs sont à la solde du grand capital. Premier exemple avec la SNCB: trois fois sur quatre selon mes dernières expériences, les trains accusent un retard d'un quart d'heure. Ce qui ne serait pas dramatique si les correspondances étaient assurées, ce qui n'est pas le cas. Conclusion: allongement du temps de trajet pouvant aller jusqu'à 2 h si on a la malchance de vouloir se rendre en Gaume profonde, merveilleuse terre de vacances mais qui n'est reliée à Libramont que toutes les 2 h. On me rétorquera qu'il n'y a pas suffisamment d'usagers pour justifier des liaisons plus fréquentes, mais c'est en fait un cercle vicieux. Moins la qualité du service est bonne, plus les gens ont recours à la voiture, ce qui entraîne des suppressions et compressions , refrain bien connu. Au lieu de se glorifier que le parc automobile belge a dépassé les 6 millions de véhicules, on devrait au contraire s'en attrister et amplifier et améliorer le transport ferroviaire et les liaisons par bus. Mais non, c'est ici s'attaquer au sacro-saint lobby de l'automobile....
La Poste ensuite: suppression de bureaux un peu partout, ici aussi il faut dorénavant une voiture pour aller poster ses envois et colis. Tant pis pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Et qu'on ne vienne pas parler des points poste, cet emplâtre sur une jambe de bois. Les tarifs, ensuite ? Ceux-ci ne cessent de grimper soit de façon directe, soit de façon indirecte par la création, puis suppression de la catégorie prior, soit en changeant la dimension des envois. C'est ainsi qu'un envoi il y a peu affranchi à 1,32 euro est passé à 4,30 euro (devenu kilopost) . Plus fourbe que cela, c'est difficile . Mais ici aussi, c'est l'Europe qui a bon dos : alignement sur les normes européennes (bien sûr toujours vers le haut).
Et même si ce billet est un peu candide, un peu naïf (il l'est assurément) , je le clame bien haut : si tout cela c'est l'Europe, alors j'en ai vraiment marre de cette Europe libérale où il vaut mieux être riche et fort que pauvre et en mauvaise santé.

Friday, August 17, 2007

PUKKELPOP


C'était vraiment l'année des festivals, puisque j'ai repris hier mon bâton de pélerin pour assister à la 1e journée du Pukkelpop 2007 à Hasselt, en compagnie de mon pote de tous les mauvais coups, Cyberboulet. L'objectif pour lui était de voir un de ses innombrables meilleurs groupes du monde, à savoir The Editors, et pour moi d'entendre enfin live ma nouvelle coqueluche, Devendra Banhart. Le concert des premiers était plutôt bien torché, le chanteur possède une voix intéressante et un charisme indéniable, et le groupe derrière est très (trop ?) propre. Et même si je n'aime pas vraiment ces guitares à la U2 (enfer et damnation), je dois reconnaître avoir assisté à un bon concert. Quant au pote Devendra, ce fut une autre paire de manches. Je crois n'avoir jamais assisté à une prestation aussi consternante. A croire qu'il avait fumé un bien mauvais tabac ...Atermoiements avec le sound-check, faux départs, incohérence dans la set-list, j'en passe et des moins bonnes. Le pire c'est quand il fit monter sur scène un spectateur, lui passa une guitare et le laissa seul interpréter un morceau - j'exagère à peine en disant que ce fut peut-être le meilleur moment du concert . En rentrant chez moi j'avais presqu'envie de me livrer à une cérémonie expiatoire consistant à brûler tous mes CDs du triste Devendra. Et puis non, il a quand même sûrement des meilleurs moments et sur disque c'est plutôt pas mal.
Le reste de l'affiche en vrac: Iggy, bien sûr. C'est toujours un grand moment de revoir cette vieille crapule au faciès ravagé, mais sur la forme duquel le poids des ans n'a pas de prise. Nous sommes les Stooges, mon oeil, je suis le boss et vous êtes mes employés, mais quel bonheur de réentendre No fun, 1969, I feel alright, I wanna be your dog et tous ces classiques.
Quelle pêche d'enfer !
Vus et entendus, The Draft (que nous avions pris à tort pour Gogol Bordello) , pleins d'énergie donc parfaits pour allumer la mèche, puis the 1990s, première excellente surprise de ce festival, très frais et proches à mon sens de Jonathan Richman, donc à investiguer. Passé un bon moment en compagnie des Eagles of Death Metal, bien sûr pas notre tasse de thé musicale, mais qui sont vraiment excellents dans leur créneau. On ne va certes pas disséquer leur production, mais en concert ça assure. Seconde bonne surprise avec the Pigeon Detectives (la palme du nom stupide), Britpop très catchy, du potentiel chez ces jeunes gens. On attendait beaucoup (trop) de I am from Barcelona, dont l'humour (?) nous a fait fuir au bout de 4 morceaux. Bof bof... Ne surtout pas passer sous silence l'extraordinaire prestation de Rodrigo y Gabriela, un épatant couple de guitaristes acoustiques, venus du Mexique. Absolument sidérant. Fall Out Boy, ça c'est du pas bon, du lourd, de l'indescriptible. Oublions.
Pour clôturer, the Kaiser Chiefs, pas mal pour un final, même s'il eût été plus judicieux de terminer avec l'Iguane. En résumé de bonnes choses, de bonnes surprises et des déceptions, mais cela c'est le lot de chaque festival.

Monday, July 30, 2007

HOMMAGE A L'ETE DE L'AMOUR


Mon Dieu, qu'est ce qu'on peut se sentir obsolète lorsqu'un jeune ami attire votre attention sur les commémorations de l'Eté de l'Amour. 1967 c'est à la fois si loin et si proche. Peace and Love, l'idéal hippie que je n'ai malheureusement pas vécu de plein fouet, tant j'étais sage en ce temps là, est encore gravé, tout frais dans ma mémoire. Jefferson Airplane, le Dead, Quicksilver, where are you ? Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, que sont devenues toutes nos idoles ? Denis Hopper, Jack Nicholson et Peter Fonda roulant plein pot dans Easy Rider sur fond musical assuré par Steppenwolf. Les Byrds planant Eight Miles High, le Chocolate Watch Band et Vanilla Fudge en dessert de roi. Incense and Peppermints.
Je crois néanmoins qu'aucune époque n'a laissé sur moi une empreinte aussi indélébile, mais est-ce uniquement parce que cela coïncidait avec mon adolescence ? Je pense assumer mon âge plus que mûr avec une certaine grâce, donc c'est sûrement parce qu'en outre l'époque recélait une véritable magie naïve et utopiste. Lors d'un passage à San Francisco, ville fabuleuse s'il en est, je n'ai bien sûr pû m'empêcher d'effectuer le pélerinage à Haight-Ashbury à la recherche des fantômes. Et même si la société de consommation, telle un bulldozer, a vite écrasé le pouvoir des fleurs (Woodstock en était une manifestation parmi d'autres), c'est toujours avec tendresse que je m'en réfère à cette période bénie où l'espace d'un instant on a pu croire que le pouvoir de l'amour supplanterait l'amour du pouvoir.
Avant qu'il ne soit trop tard, à explorer sur Arte comme me le suggère Olivier.Le programme en vaut assurément la peine.

Wednesday, July 25, 2007

LES SEPT NOUVELLES MERVEILLES DU MONDE


Comme tout un chacun je suppose, je me suis sinon passionné, du moins intéressé à la désignation par vote (plus de 100 millions de voix paraît-il) des 7 merveilles du monde moderne. Et le vote du jury fut le suivant : la grande Muraille de Chine, le Mausolée du Taj Mahal en Inde, la cité troglodyte de Pétra en Jordanie, le Colisée de Rome , la statue du Christ Rédempteur à Rio , les ruines incas du Machu Picchu (Pérou) et celles mayas de Chichen-Itza (Mexique).
Un choix relativement logique, même si j'aurais volontiers remplacé le Colisée par l'Acropole d'Athènes, et assurément la statue du Christ Rédempteur par les temples d'Angkor au Cambodge.
Il ne s'agit bien sûr que d'un sentiment subjectif, et j'aimerais que vous me fassiez part de vos commentaires et choix personnels. Just for fun...

Sunday, July 22, 2007

LES PHARAONS NOIRS A MARIEMONT


J'ai pris une sorte d'abonnement au Musée de Mariemont, que je trouve tout à fait remarquable tant par son cadre que par la richesse (au niveau belge) de ses collections. Quelques pièces tout à fait exquises telles que ce portrait du Fayoum si plein de vie. Un beau parc aussi notamment agrémenté d'une copie de la Fontaine aux Lions de Grenade. L'exposition temporaire était cette fois consacrée aux Pharaons Noirs, c.à.d à la XXVe dynastie, venue de Nubie, qui régna sur l'Egypte de 747 à 646 avant J.C et à la "Piste de 40 jours" qui reliait le Soudan à L'Egypte.
Kerma, Napata, Meroe voici à présent des noms qui ont pris un sens pour moi, et un pont important enfin jeté entre l'art de l'Egypte et l'art africain.
Une exposition, qui sans atteindre le niveau international, est vraiment digne d'intérêt et éclaire cette période moins connue de l'histoire et de la culture égyptienne.

Friday, July 20, 2007

LA PUBLICITE NON MERCI


Une façon simple et efficace de contribuer à la sauvegarde de la terre est de refuser toutes les sollicitations commerciales. Celles-ci constituent en effet une source incroyable de gaspillage (pensons à toutes ces réclames papier qui vont directement au fond de nos poubelles tout en sachant que cette publicité est finalement répercutée sur le coût des produits...). Bien souvent aussi la publicité est une forme de harcèlement (combien de fois n'ai je pas couru vers le téléphone pour m'entendre proposer l'achat d'un salon en cuir...). Pour ceux qui comme nous veulent échapper à ce matraquage systématique, il existe une solution, la liste Robinson. Le fait de souscrire à celle-ci vous permettra, en principe du moins, de ne plus recevoir de publicités par e-mail, SMS, par téléphone ou par courrier. Et si en plus vous apposez les auto-collants proposés par le Ministère des Affaires Economiques à côté de votre boîte aux lettres, vous devriez échapper à ce fléau, tout en apportant ainsi votre contribution à l'écologie.

Wednesday, July 18, 2007

REAL LIFE PERMANENT DREAMS


... ou A Cornucopia of British psychedelia 1965-1970. Nouvelle et classieuse compilation en 4 CD de la crème de cette époque magique, que je recommande chaleureusement même à ceux qui ont déjà à peu près tout. Des noms bien connus (Kinks, Small Faces, Status Quo, Crazy World of Arthur Brown, Soft Machine, Smoke, Donovan ) cotoient ici des obscurités genre The Drag Set, Our Plastic Dream, Serendipity, Spice ... Des inédits, des prises alternatives et des morceaux extrêmement rares justifient l'achat d'un tel objet d'autant plus qu'un superbe et luxueux livret documente l'ensemble. Un réel délice de se replonger une fois de plus dans cette époque où tous les rêves semblaient permis. Difficile de choisir aussi mon morceau préféré dans cette corne d'abondance, allez, pour son côté pré-Devendra Banhart, j'opterai pour Hippy Gumbo de Marc Bolan. Et s'il en faut un second, sans hésitation je pointerai le tout dernier titre de l'anthologie All in your mind de Stray.

Tuesday, July 17, 2007

144000 ENSEMBLE REALISONS CE REVE


Sous ce titre un peu enigmatique se cache en fait une initiative française que je désire encourager, au risque de passer une fois de plus pour un utopiste allumé , voire un mystique. Mais après tout vaut-il mieux être un hyperréaliste doublé d'un cynique ? Le projet que je vous laisse découvrir, même s'il possède parfois des relents un peu judéo-chrétiens me semble éminemment sympathique: promouvoir la paix, venir au chevet de la planète, etc.... Voyez par vous-même en cliquant sur l'hyperlien.

Monday, July 09, 2007

LES ARDENTES MK II (le final)


Dernier jour de festival et température enfin estivale. Départ en force avec Ultraorange + Emmanuelle (Seigner) . L'épouse de Roman Polanski ne chante pas toujours juste et n'a guère de présence scénique, mais le groupe à de bonnes racines (Stooges notamment) et c'est frais comme un Chardonnay. Certes comme le suggère Christian on parlerait moins du groupe si à la place d'Emmanuelle on trouvait un gros camionneur moustachu , mais qu'importe, j'aime bien.
On doit un peu se presser pour entendre quelques morceaux de Cirkus feat. Neneh Cherry dans les halles, et ça sonne plutôt pas mal. Il est vrai que la dame a de qui tenir, elle dont le papa a joué avec le grand (l'immense) Coltrane. De plus elle n'a pas l'air d'apprécier outre mesure G.W. Bush, ce qui est une preuve de bon goût. Dommage que ce concert ait lieu dans ces halles plutôt oppressantes, ce qui nous pousse à opter pour le plein air et Daan. Excellente surprise que ce groupe bien soudé autour de l'ex chanteur de Dead Man Ray, personnage charismatique, sorte de dandy à la Brian Ferry qui a livré une prestation 5 étoiles. Vraiment taillé sur mesure pour un festival. Ce n'est pas le cas de Calexico qui passe hélas dans l'indifférence quasi générale, malgré un son parfait, et des interprétations marquées du sceau de la grande classe (ah, cette reprise de A house is not a home). Un groupe à voir absolument dans d'autres conditions. Pour des raisons de salle, nous faisons l'impasse sur Archive et Hooverphonic (que de toute façon je n'aime pas) et attendons Olivia Ruiz. Cette (très) charmante demoiselle fournit un set très agréable et ma foi assez surprenant de la part d'une ancienne de la StarAc. On lui donnerait autre chose que son âge, n'est-ce pas, Claude...
Rita Mitsouko en clôture avec la dynamique Catherine Ringer et le sémillant Fred Chichin (joke). Concert très rock, sans Marcia Baila mais avec une reprise de Under my thumb des Stones. Excellent final pour un festival bien mieux dans les faits que sur papier. Une organisation déjà bien professionnelle, qui n'hésite pas à corriger les erreurs de tir (ex. le prix des toilettes). Bonne cuvée en attendant 2008.

Saturday, July 07, 2007

LES ARDENTES MK II (suite)


Etapes 2 et 3 du marathon musical liégeois. Vraiment de quoi mettre les vieux croûtons à rude épreuve. Le vendredi était proprement la journée electro-rock, et donc à priori, pas trop dans mes cordes. Bonne surprise néanmoins avec Datarock, des norvégiens en survêtement rouge, un véritable jukebox selon mon ami Boulet. Au gré des morceaux, pleins d'une énergie communicative, ils évoquent tour à tour Talking Heads, Devo et les Happy Mondays. Superlux, qui m'avait assez plu l'année précédente, ne parvient pas réellement à passer à la vitesse supérieure. Finalement peu d'originalité dans ce groupe, même s'ils déclenchent l'enthousiasme des ados et si la chanteuse inspire à certains des déclarations d'amour. Pas de quoi jouer aux stars blasées, néanmoins. Vive la Fête que je découvre en concert, c'est tout un concept, basé cette fois sur le personnage de Daryl Hannah dans Bladerunner. Une chanteuse, Els, très, disons, décorative dans sa nuisette blanche. Sympa aussi d'entendre un groupe flamand construire tout son répertoire en français, ça doit plaire au Vlaams Belang. Pas vraiment de quoi fouetter un chat cependant. Clôturé ce deuxième jour avec Cassius, considéré par certains comme une pointure. Bof bof bof, c'est avant tout "dance", même si dans le genre il y a probablement pire. Content d'arriver au bout de ce jour 2 et de prendre un peu de repos.
Le lendemain devait être plus rock, et plus rock ce fut. Tout d'abord !!! (Chk Chk Chk) au patronyme bizarre, "véritable machine à danser [ pratiquant] un savant mélange de rock psychédélique, funk, disco, dub, house, acid ou encore punk" (je cite ici les infos recueillis sur le site des Ardentes). Appelés à remplacer au pied levé les Dirty Pretty Things, ils ont mis d'emblée la barre tellement haut que tout le reste ne pouvait qu'apparaître mièvre. Même Monsieur Tintin n'en est pas encore revenu. Les Datsuns, ensuite. Très rock, certes, ces néo-zélandais, mais hélas plus hard que garage (même s'ils citent les Ramones avec le KKK took my baby away). Pas mal, mais j'espérais mieux. Difficile de juger les Good Shoes sur 2 morceaux, mais ces londoniens à l'esprit et au phrasé Buzzcocks méritent d'être revus. The Blood Arm ensuite a bien fait bouger et chanter la foule. Très pop, proches de Franz Ferdinand, avec un chanteur au look chicano qui n'hésite pas à prendre des bains de foule. Le cauchemar de la Sécurité, dixit Boulet. Clinic nous a malheureusement anesthésié. Il ne suffit pas de porter des costumes de chirurgiens et des chapeaux haut de forme pour livrer un set enthousiasmant. Mention bien par contre pour Infadels, même si leurs mélodies sont finalement assez évanescentes. Mention très bien pour Ladytron dont je redoutais pourtant le côté Revival Eighties (ces horribles années 80). Ils font très bien leur boulot, et Superlux, notamment, a du travail, s'ils veulent se hisser un jour à leur niveau. Le Jaguar, enfin. Joey Starr, assurément une bête de scène. Hélas, il n'y a rien à faire, je n'accroche vraiment pas au phénomène rap de banlieue. Il y a là un véritable problème d'acculturation impossible . Je ne me ressens pas comme un bourgeois, mais je ne suis absolument pas à l'aise dans ce milieu de casquettus, parmi ces éructations et ce fracas violents. La vulgarité style Nique Ta Mère , c'est pas trop mon créneau. Je me demande même si ce phénomène n'a pas contribué en partie à la Sarkosication de la France. Bref, vraiment pas ma tranche de cake musicale.
La véritable star de la journée fut cependant Messieurs Delmotte, qui en parfait caméléon, a multiplié les happenings au fil des heures. Que nous réserve-t'il pour dimanche ?

Friday, July 06, 2007

LES ARDENTES MK II


Avec le mois de juillet, revoici les Ardentes avec une 2e édition étalée sur 4 jours. Affiche qui me semble à priori moins alléchante que l'an passé, mais j'ai décidé de l'aborder l'esprit ouvert et prêt aux surprises agréables.
Dès lors, quel est mon verdict pour ce premier jour (jeudi) heureusement épargné par la pluie qui a sévi ces derniers jours ?
Joshua - à priori pas ma tasse de thé musicale- nous offre un set bien agréable et plein de bonne humeur. De quoi nous mettre en soif, quoi.
Aaron, par contre, me barbe franchement. Un chanteur sautillant à la manière de Claude François, ou plutôt de l'animateur de Ca va s' savoir, pas de véritable orientation musicale, le tout même pas sauvé par le violoncelle, pourtant un de mes instruments fétiches.
Arid est pour moi une agréable découverte, bons musiciens, excellent chanteur, qui serait capable de couvrir correctement des morceaux de Queen, d'Elton John ou de Bryan Adams (et ma remarque n'est pas 100% péjorative). Le seul problème réside à mon sens dans les compositions qui ne sont pas tout à fait à la hauteur. Bref, pour moi, une bonne seconde division du ventre mou du classement.
Vint le moment de Zita Swoon, que je n'avais pas du tout aimé l'année précédente. Et là je suis resté sur le cul. Excellente prestation scénique, versatilité de bon aloi, choristes qui assurent, spectacle absolument festif. Le set était-il vraiment meilleur que 12 mois auparavant, ou étais-je plus réceptif ? Je crois en fait qu'ils ont vraiment gagné en assurance et en cohésion.
Le clou de la soirée était censé être le groupe français Air, que j'avais décidé d'aborder avec candeur bien que je les imaginais comme un croisement moderne de Jean-Michel Jarre et de Tangerine Dream. Malgré ma bonne volonté, le groupe m'est apparu prétentieux, très limité d'un point de vue technique, et leurs compositions me semblent juste être des gimmicks étirés jusqu'à la suffisance (ou l'insuffisance, c'est selon). Seul le dernier morceau-assez fantastique il est vrai- a sauvé la mise pour un groupe qui m'a globalement pompé l'air (ça c'est facile...).
Une fois de plus, je vous saurais gré de me communiquer des adresses de sites où je pourrai trouver des photos des concerts. Merci d'avance.

FREE TIBET 2008


Etant donné que l'attribution des Jeux Olympiques à Bejing est un fait avéré (et bien sûr éminemment criticable), rejoignons le mouvement des groupes de soutien pour un Tibet libre qui désire utiliser les Jeux Olympiques comme plateforme pour induire des changements positifs au Tibet. Devenez membre honoraire de Team Tibet
Très prochainement des badges seront disponibles à la commande, je ne manquerai pas de fournir le lien utile.
Entretemps, let's stay in tune with Tibet.

Wednesday, June 27, 2007

REDISCOVERING THE NAZZ



La fin des années 60 et le début de la décennie suivante sont sans conteste l'Eldorado des amateurs de musique psychédélique, et ils sont nombreux les groupes aujourd'hui quelque peu tombés dans l'oubli. Qui se souvient encore de ce groupe au nom assez mystérieux The Nazz qui compta notamment en son sein un certain Todd Rundgren ? Pourtant ils ont sorti 3 albums qui méritent bien plus qu'une écoute distraite, et sont considérés un peu comme la tête de pont américaine de la British Invasion. 13th and Pine, sorti sur Distortions Records je ne sais pas trop bien quand est une passionnante collection de morceaux restés inédits et/ou de versions alternatives, Mod-psych power dans toute sa splendeur. Ecoutez Under the ice et vous m'en direz des nouvelles.

Tuesday, June 26, 2007

QUELQUES ACTIONS POUR VENIR AU CHEVET DE LA PLANETE

Plutôt que d'imiter le mauvais exemple donné par certains qu'on nomme grands (voir billet précédent), essayons plutôt de promouvoir des actions susceptibles de sauver (s'il est encore temps) notre planète. Parmi ces actions, je voudrais citer le programme des Nations Unies pour l'environnement
Mais même dans notre vie quotidienne, il est certainement possible d'avoir un comportement moins agressif face à l'environnement (qui après tout n'est que le cadre dans lequel nous vivons. Quand nous maltraitons l'environnement, c'est nous même que nous agressons...). Il faudrait tout d'abord favoriser au maximum les transports en commun et surtout les optimiser (voir billet Choo Choo Train) , réduire (ceci est un rocher dans mon jardin) les voyages en avion, bannir le suremballage, éviter d'utiliser des objets tels que rasoirs jetables, mouchoirs en papier, etc... Il faudrait aussi bien entendu manger moins de viande, éviter de consommer des aliments qui font des milliers de km avant d'arriver dans notre assiette. La liste est infinie, et je suis sûr que chacun d'entre nous peut apporter sa pierre à l'édifice. Comme le dit Matthieu Ricard , transformons nous nous-même pour transformer le monde. D'ailleurs si nous ne faisons rien, c'est l'espèce humaine qui disparaîtra. Bon débarras ?

Monday, June 25, 2007

SARKO, LE PACTE A NICO ET L'HELICO


Un président de la République qui pratique le jogging dans les allées du Parc Royal , voilà certainement un bon coup de pub, non seulement pour lui, mais aussi pour une saine hygiène de vie. Là où par contre, je suis beaucoup moins d'accord et c'est un euphémisme , c'est lorsque pour ce faire, il est accompagné par un motocycliste et surtout surveillé par un hélico qui tourne en rond pendant plus d'une heure. Bonjour les économies d'énergie, bonjour la pollution. Pour quelqu'un qui se dit signataire du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, voici un bon début. Sans compter les frais pour le contribuable (français, belge, européen ?)

Saturday, June 23, 2007

WEEK- END D'ENFER A LIEGE ET ENVIRONS


Bon, j'exagère sûrement un peu, mais il est vrai que mes vieux mollets et (surtout) mon vieil estomac supportent moins bien les week- ends de liesse. Ceci dit, que la vie est belle, et qu'il est agréable d'avoir l'embarras du choix lors des Fêtes de la Musique, cette magistrale invention mise en place par Jack Lang .
Vendredi, soirée majorettes au Mad Café avec notamment Les Vedettes, groupe 3e degré absolument génial. Samedi, changement de décor avec la Fiesta du Rock de Flémalle où je voulais absolument revoir les Sapiens. Ces jeunes gens sont des diamants bruts, ils savent déjà tout faire, le chanteur pourrait me fredonner Ave Maria que j'en redemanderais, il est en quelque sorte la réincarnation de Janis Joplin mâtiné du chanteur des Commitments. Malgré un set scandaleusement écourté qui me reste encore en travers la gorge, ils ont prouvé qu'on pouvait compter sur eux. Je les vois très bien enflammer le Spirit of 66, et leur marge de progression est énorme vu leur jeune âge. J'en suis clairement fan, et je ne suis pas le seul.
A ce sujet, Tropic Experimental Blues Band, que j'avais vu il y a 2 ans à Flémalle, a accompli de sérieux progrès et a vraiment franchi un palier. Ils ont pratiquement gommé tous leurs défauts , le chant étant -heureusement- pratiquement confié au guitariste blond (connais pas leurs noms) . Leur psycho-boogie est vraiment impressionnant, manquent seulement des compositions de qualité pour devenir un groupe de statut international.

Sunday, June 17, 2007

ET QUAND MEME UN PEU DE ROCK & ROLLING STONES


.... Sinon on va croire que je suis devenu mou/fou . Crois pas que ce soit le cas, simplement je suis de mauvaise humeur et j'ai envie de taper un peu dans cette foutue société de consommation qui nous fait vraiment acheter des vessies pour des lanternes.
J'en viendrais presqu' à admirer ce mouvement pseudo-révolutionnaire La Bande à Jésus -si ce n'est qu'ils ont de sinistres connotations judéo-chrétiennes et qu'ils utilisent une violence vraiment peu messianique- qui s'attaque en ce moment aux panneaux publicitaires.
On (qui c'est ce "on" malsain ?) nous bassine avec des concerts du Floyd (depuis le départ de Syd, c'est le règne de la perfection clinique et chiante) , ou les Stones ( groupe énorme même sans Brian Jones, je sais que je leur dois tout, mais leurs classiques datent hélas des 60s et des 70s), ou encore Police (berk) et les Who (sans Keith Moon, bien sûr) sans parler de l'horrible Genesis version Phil Collins , à des prix qui ne font pas rire tout le monde.
Voilà, après avoir craché mon venin, je me sens mieux. Beaucoup mieux. Surtout que j'écoute en ce moment un album de reprises de morceaux de ces mercantiles Stones, intitulé Paint it Black (The compilation of the Rolling Stones cover tracks). Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, certes, mais cela reste jouissif et ça permet de se rendre compte qu'à leurs débuts ces petites pierres qui roulent étaient quand même de merveilleux compositeurs. Même par un peu inspiré Grand Funk Railroad, Gimme Shelter par exemple reste un brûlot (la meilleure version décalée étant néanmoins Hawkwind + Samantha Fox, j'adore...), Rod Stewart (autre rocker dévoyé par Mr Big Dollar ) excellait dans Street Fighting Man, et ce Out of Time par les Ramones est un vrai délice. Une version a capella de Get off of my cloud par les improbables Flying Pickets est certainement le meilleur étalon pour se faire une idée de l'excellence des compositions de la bande Jagger-Richards.
Je crois que pour terminer la journée en beauté je vais me replonger dans les classiques, style Aftermath, Beggars Banquet, Exile on Main Street, sans parler de Between the Buttons et Their satanic Majesties Request .
Cela effacera les décennies de malheur dominées par Cure, U2 sans parler de Céline Dion et JJ Goldmann.

Saturday, June 16, 2007

UN ZESTE DE JAZZ POUR L'ETE


Il me semble que la saison se prête admirablement au jazz, journées chaudes sans excès, soirées bien fraîches, le temps idéal pour ressortir quelques bons vieux disques de jazz de derrière les fagots. Compulsons tout d'abord à titre de guides spirituels (subjectifs, certes) la liste des 100 meilleurs disques de jazz de Piero Scaruffi ou celle-ci , oeuvre de Peter Sykes qui a l'avantage de pousser jusqu'à 200. Même si l'on retire les incontournables de Coltrane et de Miles Davis qui me sont dorénavant bien connus, il reste de la matière en abondance.

Je choisis arbitrairement de redécouvrir quelques perles du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin, ici Visions of the Emerald Beyond ou Apocalypse, le genre de musique qui m'insupportait à l'époque de sa sortie (les années 70) mais qui, à présent, tel un grand bordeaux, met en valeur tout son bouquet et sa structure. Dans un tout autre registre, quel bonheur de se bercer aux Cool Sounds de Stan Getz. Une musique d'une simplicité apparente, qui semble vraiment couler de source. Rayons de miel à l'état pur. Ou alors ce chef d'oeuvre de Charlie Mingus, intitulé Mingus Ah Um, et qui contient entre autres l'inoubliable hommage à Lester Young, Goodbye Pork Pie Hat. Terminons avec un de mes favoris tous terrains, le merveilleux Chet Baker, l'apôtre du West Coast Sound, avec Too cool, une gâterie romantique en guise de dessert.

Ces rondelles sont à déguster, pourquoi pas, en lisant Jazz Impro de Geoff Dyer, qui est une suite de vignettes consacrées à la vie réelle ou imaginaire, de 7 géants du jazz: Charlie Mingus, justement, Duke Ellington, Thelonious Monk, Bud Powell, Chet Baker, Lester Young, et Al Pepper. Ecriture très "jazz", un peu dans la lignée de Jack Kerouac, très bien même en traduction.

Tuesday, June 12, 2007

H.P. LOVECRAFT REVISITED


La journée commence on ne peut mieux, avec mon facteur qui m'apporte, en provenance d'Italie, le LP et le CD (quand on aime on ne mégotte pas) de Paul Roland: Re-animator. Dieu que ce pauvre Paul est mal distribué, il m'a fallu parcourir très longuement le net pour enfin les commander chez Black Widow. J'ai même failli un moment, comble d'ironie, m'adresser à une firme américaine....
Enfin, tout est pour le mieux, et je savoure enfin les nouvelles (?) belles histoires de l'oncle Paul. Au niveau de la voix et du style, rien n'a changé, toujours ce timbre inimitable, reconnaissable entre mille, et ces arrangements ciselés. L'inspiration est toujours gothique, puisant cette fois dans l'oeuvre du grand H.P. Lovecraft .
Je m'interroge toujours sur le moment auquel Paul Roland trouvera enfin la reconnaissance qu'il mérite amplement. J'espère pour lui, que ce ne sera pas, comme pour H.P. Lovecraft, après sa mort. En attendant, je continue à réécouter ses disques (il y en a toujours l'un ou l'autre qui traîne à portée de la main) et à relire ses ouvrages de méditation. Pas besoin pour cela de lapin aux pruneaux, Olivier....

Friday, June 08, 2007

THE SAPIENS OU LA PREUVE QUE LA VIE EST SUPERBE



Il est 0.22h du matin, j'ai l'haleine un peu éraflée par un vin de Gascogne (pas mauvais au demeurant) . Alors que je pensais me farcir un peu pèpèrement , à défaut d'autre chose, un ponte du blues rock (Rob Tognogni) c'est là qu'a surgi le miracle des premières parties. The Sapiens , un groupe de jeunes de 19 ans, des mecs qui ont tout compris, capable de passer du blues-rock au reggae et au raggamuffin. Et qui reprennent les Troggs. Le bonheur. Je suis fan total. Ils passent à la Fiesta du Rock, il ne faut surtout pas les rater.



Saturday, June 02, 2007

LIEUX COMMUNS SUR LE BOUDDHISME


Suite aux réflexions rencontrées lors de discussions de bistrot (les meilleures, celles où l'on refait le monde...), je me propose ici d'ouvrir une sorte de tribune consacrée aux lieux communs sur le bouddhisme en espérant susciter des réactions.

L.C 1: Le bouddhisme est une apologie de la souffrance
Mon avis : Comment définit-on le terme apologie ? Discours visant à prendre la défense de quelqu'un ou de quelque chose, à le justifier. Par extension, discours qui prononce un éloge. (Dictionnaire de la Langue Française) Le bouddhisme n'est donc certainement pas une apologie, mais au contraire un discours visant à mettre fin à la souffrance. Dans ses quatre Nobles Vérités, le Bouddha a exposé la souffrance, la cause de la souffrance, la fin de la souffrance, et la voie qui mène à la fin de la souffrance. Sans vouloir le moins du monde polémiquer, que dire alors du Christianisme dont le symbole vivant (si je puis dire) est un supplicié sur une croix ?

L.C 2: Le bouddhisme est affaire de mode, ou recherche d'exotisme
Mon avis (que je partage) : Une mode qui vient de loin, alors (plus de 2500 ans d'âge) . Et les religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam) ne sont-elles pas des religions exotiques, elles qui sont nées en orient, dans les sables du désert ?

L.C 3: Le nirvana est l'équivalent bouddhiste du paradis
Pour ce que j'en ai compris, il ne se situe pas dans un hypothétique au-delà. On pourrait le définir avant tout comme la fin de la croyance en un ego autonome et permanent, une libération de l'erreur et des désirs et l'acquisition de cet état serait parfaitement possible - quoique difficile- pendant la vie.

L.C 4 : Le bouddhisme c'est une secte
Une autre "arnoulderie" qui consiste à croire que tout ce qui porte une robe, de couleur safran de préférence, est ipso facto membre d'une secte. Il faut d'abord s'entendre sur la définition du mot secte tout comme il faut s'entendre sur celle du terme gourou. En occident, la tendance est de donner à ces deux termes un sens péjoratif. Il n'en est pas du tout de même en Asie. Si l'on considère le sens étymologique (suivre), il s'agit tout d'abord d'un groupe de personnes se rassemblant autour d'un maître de pensée (le gourou) . Dans le bouddhisme n'apparaissent en tout cas aucunes notions de totalitarisme, d'atteinte aux droits de l'Homme ou à l'équilibre social, de manipulation.


Et voilà, la discussion est ainsi lancée. A vos plumes.

Thursday, May 17, 2007

WINE MOVIES


Fraîchement passionné d'oenologie, je me suis plongé avec délice dans la vision du fim Sideways ("bourré" en argot américain), sorte de road movie un peu déjanté avec comme personnage central un prof d'anglais blessé par la vie mais passionné par le Pinot Noir. Film magnifique à bien des égards, plein d'humour, d'humanité, interprèté avec brio et justesse, bien documenté également sur l'art de la vigne et de la dégustation (du moins d'après ma modeste expérience) .
Un film qui tranche parmi la production actuelle et que je recommande chaleureusement ... en dégustant , pourquoi pas, un bon verre de Chardonnay.
D'un tout autre tonneau est le film de Jonathan Nossiter, Mondovino, sorte de pamphlet anti-mondialiste à la sauce Michael Moore mettant en exergue une sorte d'uniformisation du goût orchestré par les puissances de l'argent et la Sainte-Trinité Mondavi-Parker-Rolland. Même si on peut reprocher au film un certain côté manichéen, il n'en est pas moins vrai que cette main-mise quasi-fascisante du monde de l'argent apparaît comme extrêmement dérangeante. 135 minutes absolument passionnantes qui nous balladent aux quatre coins du globe. A voir absolument.

Wednesday, May 09, 2007

ANTILOPE TIBETAINE EN FUITE - LE JEU



Aidez le mouvement tibétain tout en vous amusant

http://blog.studentsforafreetibet.org/games/yingsel1/

Par ailleurs, je ne désire pas m'étendre ici sur l'inqualifiable attitude de nos diplomates belges qui pour cause de visite princière en Chine, ont à nouveau annulé la visite de Sa Sainteté en nos contrées prévue ce 11 mai. Bis repetita non placet, mais ceci n'est certainement pas à la gloire de notre petit pays.

P.S. L'honnêteté me pousse cependant à concéder que depuis lors j'ai reçu un courrier du cabinet de M. Karel De Gucht précisant que suite aux pressions de la Chine, c'est Sa Sainteté qui a annulé elle-même sa visite pour ne pas mettre en difficulté nos politiciens.

Saturday, May 05, 2007

LAGU LAGU


Tombé sous le charme, le mot est faible, de Lagu Lagu au Festival de Jazz de Liège. Imaginez vous une chanteuse (moluquoise, cela, je l'ai appris par la suite) du nom de Monica Akihary usant de sa voix comme d'un véritable instrument, ondulant, susurrant, martelant, passant du blues aux cris d'oiseaux en une sorte de trance hors du temps et de l'espace. Imaginez vous un dialogue incessant, tantôt avec un guitariste des plus inspirés, Niels Brouwer, tantôt avec le violoncelliste, Ernst Reijseger, tantôt avec le bassiste, Ernst Glerum. Imaginez vous un saxophoniste Sean Bergin, vraiment impressionnant d'aisance et un batteur,Victor De Boo qui fait bien plus qu'assurer. Fusion totale et musique incandescente, musique réellement organique, qui s'adresse aux tripes plus qu'à l'esprit.
Du jazz ? Peut-être. De la world music ? Pourquoi pas ? Avant tout un combo de talent pour une surprise totale.

Monday, April 30, 2007

TWIST AUX TRIXHES

Je pensais bien peu écrire un jour un billet sur Dick Rivers, et si je me suis rendu au spectacle organisé aux Trixhes de Flémalle, c'était avant tout pour rendre la politesse aux 2 infortunés camas qui m'avaient escortés au merveilleux concert de VDGG. Je pensais effectivement tomber dans un trip ringard et passéiste qui m'aurait assez peu interpellé vu que ma période yé-yé avait été de très courte durée (heureusement) , grâce aux Beatles et aux Stones. Et le premier morceau Twist à Saint-Tropez m'a effectivement fait craindre le pire, avec un Dick Rivers mâtiné de Raymond Goethals, entonnant la rengaine comme s'il avait mal digéré son deuxième repas chaud de la journée (seuls les initiés comprendront). Mais très vite, je me suis rendu compte que Dick Rivers était un excellent chanteur, un vrai pro, qui tout au long de sa carrière, a su s'entourer de bons musiciens (le groupe de la soirée était absolument remarquable) et bien choisir ses reprises, Country Roads de John Denver, Proud Mary de Creedence, Bad Case of lovin' you de Moon Martin, c'est vraiment du solide.... Bref, je me suis laissé gagner au jeu et j'ai effectivement passé une très bonne soirée.
Si vous étiez au concert, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions -sans pour autant faire des salades (niçoises, bien entendu) .

Wednesday, April 25, 2007

FICHES DE LECTURE

Même si la lecture et relecture de Joyce constitue évidemment l'essentiel de mes activités de lecteur, je me suis lancé dernièrement dans la découverte du Ramayana, cette épopée qui est quasi indispensable pour comprendre l'âme, et partant, l'expression artistique de la nation indienne . Et alors que je m'attendais à trouver quelque chose d'un peu barbant, je me suis surpris à vibrer aux exploits surhumains de Rama (c'est normal, il est quelque part l'avatar de Vishnu) , et à éprouver une grande sympathie pour le personnage d'Hanuman. Grâce à cette lecture, l'iconographie indienne m'est dorénavant moins étrangère. Je pense donc , dans la foulée, m'attaquer au Mahabaratha, l'autre grande saga indienne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C4%81m%C4%81yana



Dans un tout autre domaine, j'ai replongé dans Jack Kerouac et son classique On the Road, ce qui m'a par ailleurs bien fouetté le moral pour trier mes photos des Etats-Unis et du Canada. Lecture roborative que celle-là, et essentielle pour comprendre la Beat Generation, Dylan et peut-être même Jim Morrison. Quelques perles d'écriture telles que ce "the only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn,burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centrelight pop and everybody goes 'Awww!'" Tout simplement brillant, le genre de phrase qu'on aurait aimé écrire soi-même... J'ai lu que Kerouac a été tout un temps fasciné par le bouddhisme et je me propose donc de lire son second chef-d'oeuvre The Dharma Buns. Me voici donc avec (d'agréables) devoirs de vacances.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Kerouac





Monday, April 23, 2007

REFUSONS LE PASSAGE DE LA FLAMME OLYMPIQUE A TRAVERS LE TIBET


Parmi les nombreux "trucs et astuces" (mais les mots sont bien trop faibles, hélas, face à une agression qui dure depuis près de 60 ans) utilisés par le gouvernement chinois pour légitimer leur occupation du Tibet, figure le passage de la flamme olympique à travers les territoires occupés. Il est clair que l'attribution des Jeux Olympiques à cet état expansionniste est déjà une erreur grossière, réminiscente de l'attribution des Jeux au gouvernement hitlérien en 1936, dès lors ne joignons à ce baissage de pantalon de nouvelles insultes à l'égard du peuple tibétain. Refusons le trajet proposé et signons la pétition ci-jointe:



Thursday, April 19, 2007

AMATEURS DE KRAUTROCK

Au lieu d'utiliser ce terme quelque peu péjoratif, voire raciste, parlons plutôt de Kosmische Musik pour désigner un agglomérat assez éclectique de groupes qui sont apparus en Allemagne fin des
années 60 et ont connu leur heure de gloire durant les seventies. Citons Tangerine Dream, Faust, Can, Amon Düül, Kraftwerk, Neu! and Cluster
Plutôt que d'écrire un billet qui serait de toute façon trop sommaire, je me propose de compiler le maximum de sites intéressants sur le sujet .
En voici quelques-uns pour commencer, n'hésitez pas à me communiquer les vôtres:

http://lysergia.blogspot.com/
http://musikalia-unkle.blogspot.com/index.html
http://mutant-sounds.blogspot.com/
http://krautbar03.blogspot.com/
http://kraut-team.blogspot.com/
http://tontonmahood.blogspot.com/2007/02/krautrock-for-beginners-va-vol5.html (un blog assez exceptionnel )

Sunday, April 15, 2007

VAN DER GRAAF GENERATOR A LIMBOURG



Un peu fatigué au sortir du concert de Peter Hammill et friends à Limbourg, non loin de la Germanie progressive et donc venue en masse.

Que dire en bref de ce concert? Pas si simple.

J'ai personnellement ADORE chaque instant, chaque minute, chaque changement de rhythme et d'orientation (et il y en a eu) . J'ai SAVOURE chaque moment de la musique distillée tout en sachant qu'elle était hors-mode donc fatalement démodée. Musique trop riche aussi finalement ? Dans chaque morceau de Peter Hammill on trouve en effet l'amorce de nombreux thèmes qui développés chacun de façon plus commerciale auraient assuré à leur auteur une retraite plus que dorée. J'ai vibré physiquement face à une musique aussi belle et quasi intemporelle.
Et pourtant, je reste un peu sur ma faim car je ne pense pas que Peter Hammill ait réussi pour la cause à convaincre mes invités forcés (et payants), une comparaison désobligeante (pour qui ???) avec Wishbone Ash ayant même été proférée.
Donc voilà, comme on ne peut pas convaincre tout le monde -et d'ailleurs pourquoi le ferait-on ?- je me bornerai à remercier Peter Hammill pour la façon magistrale avec laquelle il a résolu l'énigme du temps, pour la création de Killer, Refugees et autres gâteries pas toujours connues du grand public, et bien sûr pour ce beau concert de Limbourg.
Je sens en cet homme et ce musicien un être intègre et fondamentalement bon. Et si le monde faisait en sorte que le temps des Refugees ne soit plus qu'un (mauvais ) souvenir ? Mais je suis certainement un peu trop candide...


Note: La photo étant un emprunt à Internet, j'espère que l'auteur ne m'en tiendra pas rigueur. Par contre, je serais ravi de recevoir des photos prises pendant le concert de Limbourg.
Note 2: Un ami m'a signalé entretemps l'existence du site suivant qui comporte effectivement des photos superbes prise au cours de ce concert mémorable

http://jeanluc106.aceblog.fr/


Tuesday, March 27, 2007

ATTERRISSAGE DIFFICILE MAIS REUSSI GRACE A DEVENDRA BANHART


Mon Dieu, comme ce retour d' Inde fut difficile, comme ce fut dur pour nous de retrouver nos habitudes occidentales - et même ce blog -. D'ailleurs il me semble qu' un morceau de notre âme se trouve toujours quelque part en Himachal Pradesh ...
D'un point de vue strictement musical, je replonge avec délices dans Vandergraaf Generator en prévision du concert du mois prochain à Limbourg. Retrouver Peter Hammill et ses comparses m' enthousiasme assez , car je pense qu'il s'agit d'une personnalité qui malgré le poids des ans a sû garder l'intégrité de sa ligne de conduite. J'espère que mes potes à qui j'ai un peu forcé la main sauront vibrer aux accents de Refugees ou de Killer (quels morceaux !!!) Je ne saurais trop leur conseiller de (re) découvrir au moins ces chefs-d'oeuvre que sont The Least we can do is wave to each other et H to He, who am the only one.
J'approfondis aussi en ce moment l'univers musical de
Current 93 qui décidément méritera un de ces jours toute l'attention monomaniaque dont je peux être capable , je pense d'ailleurs qu'il y a une filiation évidente entre Peter Hammill et Dave Tibet (écoutez I am black ship et vous comprendrez... ). Pour une approche correcte de l'évolution du personnage/du groupe, je conseille l'écoute de Calling for vanished faces, mais je vous préviens que l'essayer c'est l'adopter et que vos porte-feuilles vont douiller par la suite.
Enfin, et ceci est nouveau pour moi, à ma grande honte d'ailleurs, je viens SEULEMENT (mais définitivement) de craquer sur
Devendra Banhart. Pour les ignares au compte duquel je faisais encore partie le mois dernier, D.B. est un artiste texan, croisement improbable entre Marc Bolan, Nick Drake et Syd Barrett, qui a passé une bonne partie de son existence au Vénézuela,et qui se pose un peu en leader d'un mouvement de Revival (Acid) Folk. Parmi ses titres de gloire, on peut compter la "résurrection" de Vashti Bunyan. Jetez une oreille, au hasard, sur Oh me oh my ou Cripple Crow.
A bientôt.