Saturday, June 02, 2007

LIEUX COMMUNS SUR LE BOUDDHISME


Suite aux réflexions rencontrées lors de discussions de bistrot (les meilleures, celles où l'on refait le monde...), je me propose ici d'ouvrir une sorte de tribune consacrée aux lieux communs sur le bouddhisme en espérant susciter des réactions.

L.C 1: Le bouddhisme est une apologie de la souffrance
Mon avis : Comment définit-on le terme apologie ? Discours visant à prendre la défense de quelqu'un ou de quelque chose, à le justifier. Par extension, discours qui prononce un éloge. (Dictionnaire de la Langue Française) Le bouddhisme n'est donc certainement pas une apologie, mais au contraire un discours visant à mettre fin à la souffrance. Dans ses quatre Nobles Vérités, le Bouddha a exposé la souffrance, la cause de la souffrance, la fin de la souffrance, et la voie qui mène à la fin de la souffrance. Sans vouloir le moins du monde polémiquer, que dire alors du Christianisme dont le symbole vivant (si je puis dire) est un supplicié sur une croix ?

L.C 2: Le bouddhisme est affaire de mode, ou recherche d'exotisme
Mon avis (que je partage) : Une mode qui vient de loin, alors (plus de 2500 ans d'âge) . Et les religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam) ne sont-elles pas des religions exotiques, elles qui sont nées en orient, dans les sables du désert ?

L.C 3: Le nirvana est l'équivalent bouddhiste du paradis
Pour ce que j'en ai compris, il ne se situe pas dans un hypothétique au-delà. On pourrait le définir avant tout comme la fin de la croyance en un ego autonome et permanent, une libération de l'erreur et des désirs et l'acquisition de cet état serait parfaitement possible - quoique difficile- pendant la vie.

L.C 4 : Le bouddhisme c'est une secte
Une autre "arnoulderie" qui consiste à croire que tout ce qui porte une robe, de couleur safran de préférence, est ipso facto membre d'une secte. Il faut d'abord s'entendre sur la définition du mot secte tout comme il faut s'entendre sur celle du terme gourou. En occident, la tendance est de donner à ces deux termes un sens péjoratif. Il n'en est pas du tout de même en Asie. Si l'on considère le sens étymologique (suivre), il s'agit tout d'abord d'un groupe de personnes se rassemblant autour d'un maître de pensée (le gourou) . Dans le bouddhisme n'apparaissent en tout cas aucunes notions de totalitarisme, d'atteinte aux droits de l'Homme ou à l'équilibre social, de manipulation.


Et voilà, la discussion est ainsi lancée. A vos plumes.

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