Monday, July 30, 2007

HOMMAGE A L'ETE DE L'AMOUR


Mon Dieu, qu'est ce qu'on peut se sentir obsolète lorsqu'un jeune ami attire votre attention sur les commémorations de l'Eté de l'Amour. 1967 c'est à la fois si loin et si proche. Peace and Love, l'idéal hippie que je n'ai malheureusement pas vécu de plein fouet, tant j'étais sage en ce temps là, est encore gravé, tout frais dans ma mémoire. Jefferson Airplane, le Dead, Quicksilver, where are you ? Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, que sont devenues toutes nos idoles ? Denis Hopper, Jack Nicholson et Peter Fonda roulant plein pot dans Easy Rider sur fond musical assuré par Steppenwolf. Les Byrds planant Eight Miles High, le Chocolate Watch Band et Vanilla Fudge en dessert de roi. Incense and Peppermints.
Je crois néanmoins qu'aucune époque n'a laissé sur moi une empreinte aussi indélébile, mais est-ce uniquement parce que cela coïncidait avec mon adolescence ? Je pense assumer mon âge plus que mûr avec une certaine grâce, donc c'est sûrement parce qu'en outre l'époque recélait une véritable magie naïve et utopiste. Lors d'un passage à San Francisco, ville fabuleuse s'il en est, je n'ai bien sûr pû m'empêcher d'effectuer le pélerinage à Haight-Ashbury à la recherche des fantômes. Et même si la société de consommation, telle un bulldozer, a vite écrasé le pouvoir des fleurs (Woodstock en était une manifestation parmi d'autres), c'est toujours avec tendresse que je m'en réfère à cette période bénie où l'espace d'un instant on a pu croire que le pouvoir de l'amour supplanterait l'amour du pouvoir.
Avant qu'il ne soit trop tard, à explorer sur Arte comme me le suggère Olivier.Le programme en vaut assurément la peine.

Wednesday, July 25, 2007

LES SEPT NOUVELLES MERVEILLES DU MONDE


Comme tout un chacun je suppose, je me suis sinon passionné, du moins intéressé à la désignation par vote (plus de 100 millions de voix paraît-il) des 7 merveilles du monde moderne. Et le vote du jury fut le suivant : la grande Muraille de Chine, le Mausolée du Taj Mahal en Inde, la cité troglodyte de Pétra en Jordanie, le Colisée de Rome , la statue du Christ Rédempteur à Rio , les ruines incas du Machu Picchu (Pérou) et celles mayas de Chichen-Itza (Mexique).
Un choix relativement logique, même si j'aurais volontiers remplacé le Colisée par l'Acropole d'Athènes, et assurément la statue du Christ Rédempteur par les temples d'Angkor au Cambodge.
Il ne s'agit bien sûr que d'un sentiment subjectif, et j'aimerais que vous me fassiez part de vos commentaires et choix personnels. Just for fun...

Sunday, July 22, 2007

LES PHARAONS NOIRS A MARIEMONT


J'ai pris une sorte d'abonnement au Musée de Mariemont, que je trouve tout à fait remarquable tant par son cadre que par la richesse (au niveau belge) de ses collections. Quelques pièces tout à fait exquises telles que ce portrait du Fayoum si plein de vie. Un beau parc aussi notamment agrémenté d'une copie de la Fontaine aux Lions de Grenade. L'exposition temporaire était cette fois consacrée aux Pharaons Noirs, c.à.d à la XXVe dynastie, venue de Nubie, qui régna sur l'Egypte de 747 à 646 avant J.C et à la "Piste de 40 jours" qui reliait le Soudan à L'Egypte.
Kerma, Napata, Meroe voici à présent des noms qui ont pris un sens pour moi, et un pont important enfin jeté entre l'art de l'Egypte et l'art africain.
Une exposition, qui sans atteindre le niveau international, est vraiment digne d'intérêt et éclaire cette période moins connue de l'histoire et de la culture égyptienne.

Friday, July 20, 2007

LA PUBLICITE NON MERCI


Une façon simple et efficace de contribuer à la sauvegarde de la terre est de refuser toutes les sollicitations commerciales. Celles-ci constituent en effet une source incroyable de gaspillage (pensons à toutes ces réclames papier qui vont directement au fond de nos poubelles tout en sachant que cette publicité est finalement répercutée sur le coût des produits...). Bien souvent aussi la publicité est une forme de harcèlement (combien de fois n'ai je pas couru vers le téléphone pour m'entendre proposer l'achat d'un salon en cuir...). Pour ceux qui comme nous veulent échapper à ce matraquage systématique, il existe une solution, la liste Robinson. Le fait de souscrire à celle-ci vous permettra, en principe du moins, de ne plus recevoir de publicités par e-mail, SMS, par téléphone ou par courrier. Et si en plus vous apposez les auto-collants proposés par le Ministère des Affaires Economiques à côté de votre boîte aux lettres, vous devriez échapper à ce fléau, tout en apportant ainsi votre contribution à l'écologie.

Wednesday, July 18, 2007

REAL LIFE PERMANENT DREAMS


... ou A Cornucopia of British psychedelia 1965-1970. Nouvelle et classieuse compilation en 4 CD de la crème de cette époque magique, que je recommande chaleureusement même à ceux qui ont déjà à peu près tout. Des noms bien connus (Kinks, Small Faces, Status Quo, Crazy World of Arthur Brown, Soft Machine, Smoke, Donovan ) cotoient ici des obscurités genre The Drag Set, Our Plastic Dream, Serendipity, Spice ... Des inédits, des prises alternatives et des morceaux extrêmement rares justifient l'achat d'un tel objet d'autant plus qu'un superbe et luxueux livret documente l'ensemble. Un réel délice de se replonger une fois de plus dans cette époque où tous les rêves semblaient permis. Difficile de choisir aussi mon morceau préféré dans cette corne d'abondance, allez, pour son côté pré-Devendra Banhart, j'opterai pour Hippy Gumbo de Marc Bolan. Et s'il en faut un second, sans hésitation je pointerai le tout dernier titre de l'anthologie All in your mind de Stray.

Tuesday, July 17, 2007

144000 ENSEMBLE REALISONS CE REVE


Sous ce titre un peu enigmatique se cache en fait une initiative française que je désire encourager, au risque de passer une fois de plus pour un utopiste allumé , voire un mystique. Mais après tout vaut-il mieux être un hyperréaliste doublé d'un cynique ? Le projet que je vous laisse découvrir, même s'il possède parfois des relents un peu judéo-chrétiens me semble éminemment sympathique: promouvoir la paix, venir au chevet de la planète, etc.... Voyez par vous-même en cliquant sur l'hyperlien.

Monday, July 09, 2007

LES ARDENTES MK II (le final)


Dernier jour de festival et température enfin estivale. Départ en force avec Ultraorange + Emmanuelle (Seigner) . L'épouse de Roman Polanski ne chante pas toujours juste et n'a guère de présence scénique, mais le groupe à de bonnes racines (Stooges notamment) et c'est frais comme un Chardonnay. Certes comme le suggère Christian on parlerait moins du groupe si à la place d'Emmanuelle on trouvait un gros camionneur moustachu , mais qu'importe, j'aime bien.
On doit un peu se presser pour entendre quelques morceaux de Cirkus feat. Neneh Cherry dans les halles, et ça sonne plutôt pas mal. Il est vrai que la dame a de qui tenir, elle dont le papa a joué avec le grand (l'immense) Coltrane. De plus elle n'a pas l'air d'apprécier outre mesure G.W. Bush, ce qui est une preuve de bon goût. Dommage que ce concert ait lieu dans ces halles plutôt oppressantes, ce qui nous pousse à opter pour le plein air et Daan. Excellente surprise que ce groupe bien soudé autour de l'ex chanteur de Dead Man Ray, personnage charismatique, sorte de dandy à la Brian Ferry qui a livré une prestation 5 étoiles. Vraiment taillé sur mesure pour un festival. Ce n'est pas le cas de Calexico qui passe hélas dans l'indifférence quasi générale, malgré un son parfait, et des interprétations marquées du sceau de la grande classe (ah, cette reprise de A house is not a home). Un groupe à voir absolument dans d'autres conditions. Pour des raisons de salle, nous faisons l'impasse sur Archive et Hooverphonic (que de toute façon je n'aime pas) et attendons Olivia Ruiz. Cette (très) charmante demoiselle fournit un set très agréable et ma foi assez surprenant de la part d'une ancienne de la StarAc. On lui donnerait autre chose que son âge, n'est-ce pas, Claude...
Rita Mitsouko en clôture avec la dynamique Catherine Ringer et le sémillant Fred Chichin (joke). Concert très rock, sans Marcia Baila mais avec une reprise de Under my thumb des Stones. Excellent final pour un festival bien mieux dans les faits que sur papier. Une organisation déjà bien professionnelle, qui n'hésite pas à corriger les erreurs de tir (ex. le prix des toilettes). Bonne cuvée en attendant 2008.

Saturday, July 07, 2007

LES ARDENTES MK II (suite)


Etapes 2 et 3 du marathon musical liégeois. Vraiment de quoi mettre les vieux croûtons à rude épreuve. Le vendredi était proprement la journée electro-rock, et donc à priori, pas trop dans mes cordes. Bonne surprise néanmoins avec Datarock, des norvégiens en survêtement rouge, un véritable jukebox selon mon ami Boulet. Au gré des morceaux, pleins d'une énergie communicative, ils évoquent tour à tour Talking Heads, Devo et les Happy Mondays. Superlux, qui m'avait assez plu l'année précédente, ne parvient pas réellement à passer à la vitesse supérieure. Finalement peu d'originalité dans ce groupe, même s'ils déclenchent l'enthousiasme des ados et si la chanteuse inspire à certains des déclarations d'amour. Pas de quoi jouer aux stars blasées, néanmoins. Vive la Fête que je découvre en concert, c'est tout un concept, basé cette fois sur le personnage de Daryl Hannah dans Bladerunner. Une chanteuse, Els, très, disons, décorative dans sa nuisette blanche. Sympa aussi d'entendre un groupe flamand construire tout son répertoire en français, ça doit plaire au Vlaams Belang. Pas vraiment de quoi fouetter un chat cependant. Clôturé ce deuxième jour avec Cassius, considéré par certains comme une pointure. Bof bof bof, c'est avant tout "dance", même si dans le genre il y a probablement pire. Content d'arriver au bout de ce jour 2 et de prendre un peu de repos.
Le lendemain devait être plus rock, et plus rock ce fut. Tout d'abord !!! (Chk Chk Chk) au patronyme bizarre, "véritable machine à danser [ pratiquant] un savant mélange de rock psychédélique, funk, disco, dub, house, acid ou encore punk" (je cite ici les infos recueillis sur le site des Ardentes). Appelés à remplacer au pied levé les Dirty Pretty Things, ils ont mis d'emblée la barre tellement haut que tout le reste ne pouvait qu'apparaître mièvre. Même Monsieur Tintin n'en est pas encore revenu. Les Datsuns, ensuite. Très rock, certes, ces néo-zélandais, mais hélas plus hard que garage (même s'ils citent les Ramones avec le KKK took my baby away). Pas mal, mais j'espérais mieux. Difficile de juger les Good Shoes sur 2 morceaux, mais ces londoniens à l'esprit et au phrasé Buzzcocks méritent d'être revus. The Blood Arm ensuite a bien fait bouger et chanter la foule. Très pop, proches de Franz Ferdinand, avec un chanteur au look chicano qui n'hésite pas à prendre des bains de foule. Le cauchemar de la Sécurité, dixit Boulet. Clinic nous a malheureusement anesthésié. Il ne suffit pas de porter des costumes de chirurgiens et des chapeaux haut de forme pour livrer un set enthousiasmant. Mention bien par contre pour Infadels, même si leurs mélodies sont finalement assez évanescentes. Mention très bien pour Ladytron dont je redoutais pourtant le côté Revival Eighties (ces horribles années 80). Ils font très bien leur boulot, et Superlux, notamment, a du travail, s'ils veulent se hisser un jour à leur niveau. Le Jaguar, enfin. Joey Starr, assurément une bête de scène. Hélas, il n'y a rien à faire, je n'accroche vraiment pas au phénomène rap de banlieue. Il y a là un véritable problème d'acculturation impossible . Je ne me ressens pas comme un bourgeois, mais je ne suis absolument pas à l'aise dans ce milieu de casquettus, parmi ces éructations et ce fracas violents. La vulgarité style Nique Ta Mère , c'est pas trop mon créneau. Je me demande même si ce phénomène n'a pas contribué en partie à la Sarkosication de la France. Bref, vraiment pas ma tranche de cake musicale.
La véritable star de la journée fut cependant Messieurs Delmotte, qui en parfait caméléon, a multiplié les happenings au fil des heures. Que nous réserve-t'il pour dimanche ?

Friday, July 06, 2007

LES ARDENTES MK II


Avec le mois de juillet, revoici les Ardentes avec une 2e édition étalée sur 4 jours. Affiche qui me semble à priori moins alléchante que l'an passé, mais j'ai décidé de l'aborder l'esprit ouvert et prêt aux surprises agréables.
Dès lors, quel est mon verdict pour ce premier jour (jeudi) heureusement épargné par la pluie qui a sévi ces derniers jours ?
Joshua - à priori pas ma tasse de thé musicale- nous offre un set bien agréable et plein de bonne humeur. De quoi nous mettre en soif, quoi.
Aaron, par contre, me barbe franchement. Un chanteur sautillant à la manière de Claude François, ou plutôt de l'animateur de Ca va s' savoir, pas de véritable orientation musicale, le tout même pas sauvé par le violoncelle, pourtant un de mes instruments fétiches.
Arid est pour moi une agréable découverte, bons musiciens, excellent chanteur, qui serait capable de couvrir correctement des morceaux de Queen, d'Elton John ou de Bryan Adams (et ma remarque n'est pas 100% péjorative). Le seul problème réside à mon sens dans les compositions qui ne sont pas tout à fait à la hauteur. Bref, pour moi, une bonne seconde division du ventre mou du classement.
Vint le moment de Zita Swoon, que je n'avais pas du tout aimé l'année précédente. Et là je suis resté sur le cul. Excellente prestation scénique, versatilité de bon aloi, choristes qui assurent, spectacle absolument festif. Le set était-il vraiment meilleur que 12 mois auparavant, ou étais-je plus réceptif ? Je crois en fait qu'ils ont vraiment gagné en assurance et en cohésion.
Le clou de la soirée était censé être le groupe français Air, que j'avais décidé d'aborder avec candeur bien que je les imaginais comme un croisement moderne de Jean-Michel Jarre et de Tangerine Dream. Malgré ma bonne volonté, le groupe m'est apparu prétentieux, très limité d'un point de vue technique, et leurs compositions me semblent juste être des gimmicks étirés jusqu'à la suffisance (ou l'insuffisance, c'est selon). Seul le dernier morceau-assez fantastique il est vrai- a sauvé la mise pour un groupe qui m'a globalement pompé l'air (ça c'est facile...).
Une fois de plus, je vous saurais gré de me communiquer des adresses de sites où je pourrai trouver des photos des concerts. Merci d'avance.

FREE TIBET 2008


Etant donné que l'attribution des Jeux Olympiques à Bejing est un fait avéré (et bien sûr éminemment criticable), rejoignons le mouvement des groupes de soutien pour un Tibet libre qui désire utiliser les Jeux Olympiques comme plateforme pour induire des changements positifs au Tibet. Devenez membre honoraire de Team Tibet
Très prochainement des badges seront disponibles à la commande, je ne manquerai pas de fournir le lien utile.
Entretemps, let's stay in tune with Tibet.