
Mon Dieu, qu'est ce qu'on peut se sentir obsolète lorsqu'un jeune ami attire votre attention sur les commémorations de l'Eté de l'Amour. 1967 c'est à la fois si loin et si proche. Peace and Love, l'idéal hippie que je n'ai malheureusement pas vécu de plein fouet, tant j'étais sage en ce temps là, est encore gravé, tout frais dans ma mémoire. Jefferson Airplane, le Dead, Quicksilver, where are you ? Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, que sont devenues toutes nos idoles ? Denis Hopper, Jack Nicholson et Peter Fonda roulant plein pot dans Easy Rider sur fond musical assuré par Steppenwolf. Les Byrds planant Eight Miles High, le Chocolate Watch Band et Vanilla Fudge en dessert de roi. Incense and Peppermints.
Je crois néanmoins qu'aucune époque n'a laissé sur moi une empreinte aussi indélébile, mais est-ce uniquement parce que cela coïncidait avec mon adolescence ? Je pense assumer mon âge plus que mûr avec une certaine grâce, donc c'est sûrement parce qu'en outre l'époque recélait une véritable magie naïve et utopiste. Lors d'un passage à San Francisco, ville fabuleuse s'il en est, je n'ai bien sûr pû m'empêcher d'effectuer le pélerinage à Haight-Ashbury à la recherche des fantômes. Et même si la société de consommation, telle un bulldozer, a vite écrasé le pouvoir des fleurs (Woodstock en était une manifestation parmi d'autres), c'est toujours avec tendresse que je m'en réfère à cette période bénie où l'espace d'un instant on a pu croire que le pouvoir de l'amour supplanterait l'amour du pouvoir.
Avant qu'il ne soit trop tard, à explorer sur Arte comme me le suggère Olivier.Le programme en vaut assurément la peine.
Je crois néanmoins qu'aucune époque n'a laissé sur moi une empreinte aussi indélébile, mais est-ce uniquement parce que cela coïncidait avec mon adolescence ? Je pense assumer mon âge plus que mûr avec une certaine grâce, donc c'est sûrement parce qu'en outre l'époque recélait une véritable magie naïve et utopiste. Lors d'un passage à San Francisco, ville fabuleuse s'il en est, je n'ai bien sûr pû m'empêcher d'effectuer le pélerinage à Haight-Ashbury à la recherche des fantômes. Et même si la société de consommation, telle un bulldozer, a vite écrasé le pouvoir des fleurs (Woodstock en était une manifestation parmi d'autres), c'est toujours avec tendresse que je m'en réfère à cette période bénie où l'espace d'un instant on a pu croire que le pouvoir de l'amour supplanterait l'amour du pouvoir.
Avant qu'il ne soit trop tard, à explorer sur Arte comme me le suggère Olivier.Le programme en vaut assurément la peine.








