Saturday, July 07, 2007

LES ARDENTES MK II (suite)


Etapes 2 et 3 du marathon musical liégeois. Vraiment de quoi mettre les vieux croûtons à rude épreuve. Le vendredi était proprement la journée electro-rock, et donc à priori, pas trop dans mes cordes. Bonne surprise néanmoins avec Datarock, des norvégiens en survêtement rouge, un véritable jukebox selon mon ami Boulet. Au gré des morceaux, pleins d'une énergie communicative, ils évoquent tour à tour Talking Heads, Devo et les Happy Mondays. Superlux, qui m'avait assez plu l'année précédente, ne parvient pas réellement à passer à la vitesse supérieure. Finalement peu d'originalité dans ce groupe, même s'ils déclenchent l'enthousiasme des ados et si la chanteuse inspire à certains des déclarations d'amour. Pas de quoi jouer aux stars blasées, néanmoins. Vive la Fête que je découvre en concert, c'est tout un concept, basé cette fois sur le personnage de Daryl Hannah dans Bladerunner. Une chanteuse, Els, très, disons, décorative dans sa nuisette blanche. Sympa aussi d'entendre un groupe flamand construire tout son répertoire en français, ça doit plaire au Vlaams Belang. Pas vraiment de quoi fouetter un chat cependant. Clôturé ce deuxième jour avec Cassius, considéré par certains comme une pointure. Bof bof bof, c'est avant tout "dance", même si dans le genre il y a probablement pire. Content d'arriver au bout de ce jour 2 et de prendre un peu de repos.
Le lendemain devait être plus rock, et plus rock ce fut. Tout d'abord !!! (Chk Chk Chk) au patronyme bizarre, "véritable machine à danser [ pratiquant] un savant mélange de rock psychédélique, funk, disco, dub, house, acid ou encore punk" (je cite ici les infos recueillis sur le site des Ardentes). Appelés à remplacer au pied levé les Dirty Pretty Things, ils ont mis d'emblée la barre tellement haut que tout le reste ne pouvait qu'apparaître mièvre. Même Monsieur Tintin n'en est pas encore revenu. Les Datsuns, ensuite. Très rock, certes, ces néo-zélandais, mais hélas plus hard que garage (même s'ils citent les Ramones avec le KKK took my baby away). Pas mal, mais j'espérais mieux. Difficile de juger les Good Shoes sur 2 morceaux, mais ces londoniens à l'esprit et au phrasé Buzzcocks méritent d'être revus. The Blood Arm ensuite a bien fait bouger et chanter la foule. Très pop, proches de Franz Ferdinand, avec un chanteur au look chicano qui n'hésite pas à prendre des bains de foule. Le cauchemar de la Sécurité, dixit Boulet. Clinic nous a malheureusement anesthésié. Il ne suffit pas de porter des costumes de chirurgiens et des chapeaux haut de forme pour livrer un set enthousiasmant. Mention bien par contre pour Infadels, même si leurs mélodies sont finalement assez évanescentes. Mention très bien pour Ladytron dont je redoutais pourtant le côté Revival Eighties (ces horribles années 80). Ils font très bien leur boulot, et Superlux, notamment, a du travail, s'ils veulent se hisser un jour à leur niveau. Le Jaguar, enfin. Joey Starr, assurément une bête de scène. Hélas, il n'y a rien à faire, je n'accroche vraiment pas au phénomène rap de banlieue. Il y a là un véritable problème d'acculturation impossible . Je ne me ressens pas comme un bourgeois, mais je ne suis absolument pas à l'aise dans ce milieu de casquettus, parmi ces éructations et ce fracas violents. La vulgarité style Nique Ta Mère , c'est pas trop mon créneau. Je me demande même si ce phénomène n'a pas contribué en partie à la Sarkosication de la France. Bref, vraiment pas ma tranche de cake musicale.
La véritable star de la journée fut cependant Messieurs Delmotte, qui en parfait caméléon, a multiplié les happenings au fil des heures. Que nous réserve-t'il pour dimanche ?

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