Friday, August 17, 2007

PUKKELPOP


C'était vraiment l'année des festivals, puisque j'ai repris hier mon bâton de pélerin pour assister à la 1e journée du Pukkelpop 2007 à Hasselt, en compagnie de mon pote de tous les mauvais coups, Cyberboulet. L'objectif pour lui était de voir un de ses innombrables meilleurs groupes du monde, à savoir The Editors, et pour moi d'entendre enfin live ma nouvelle coqueluche, Devendra Banhart. Le concert des premiers était plutôt bien torché, le chanteur possède une voix intéressante et un charisme indéniable, et le groupe derrière est très (trop ?) propre. Et même si je n'aime pas vraiment ces guitares à la U2 (enfer et damnation), je dois reconnaître avoir assisté à un bon concert. Quant au pote Devendra, ce fut une autre paire de manches. Je crois n'avoir jamais assisté à une prestation aussi consternante. A croire qu'il avait fumé un bien mauvais tabac ...Atermoiements avec le sound-check, faux départs, incohérence dans la set-list, j'en passe et des moins bonnes. Le pire c'est quand il fit monter sur scène un spectateur, lui passa une guitare et le laissa seul interpréter un morceau - j'exagère à peine en disant que ce fut peut-être le meilleur moment du concert . En rentrant chez moi j'avais presqu'envie de me livrer à une cérémonie expiatoire consistant à brûler tous mes CDs du triste Devendra. Et puis non, il a quand même sûrement des meilleurs moments et sur disque c'est plutôt pas mal.
Le reste de l'affiche en vrac: Iggy, bien sûr. C'est toujours un grand moment de revoir cette vieille crapule au faciès ravagé, mais sur la forme duquel le poids des ans n'a pas de prise. Nous sommes les Stooges, mon oeil, je suis le boss et vous êtes mes employés, mais quel bonheur de réentendre No fun, 1969, I feel alright, I wanna be your dog et tous ces classiques.
Quelle pêche d'enfer !
Vus et entendus, The Draft (que nous avions pris à tort pour Gogol Bordello) , pleins d'énergie donc parfaits pour allumer la mèche, puis the 1990s, première excellente surprise de ce festival, très frais et proches à mon sens de Jonathan Richman, donc à investiguer. Passé un bon moment en compagnie des Eagles of Death Metal, bien sûr pas notre tasse de thé musicale, mais qui sont vraiment excellents dans leur créneau. On ne va certes pas disséquer leur production, mais en concert ça assure. Seconde bonne surprise avec the Pigeon Detectives (la palme du nom stupide), Britpop très catchy, du potentiel chez ces jeunes gens. On attendait beaucoup (trop) de I am from Barcelona, dont l'humour (?) nous a fait fuir au bout de 4 morceaux. Bof bof... Ne surtout pas passer sous silence l'extraordinaire prestation de Rodrigo y Gabriela, un épatant couple de guitaristes acoustiques, venus du Mexique. Absolument sidérant. Fall Out Boy, ça c'est du pas bon, du lourd, de l'indescriptible. Oublions.
Pour clôturer, the Kaiser Chiefs, pas mal pour un final, même s'il eût été plus judicieux de terminer avec l'Iguane. En résumé de bonnes choses, de bonnes surprises et des déceptions, mais cela c'est le lot de chaque festival.