
Un petit billet pour calmer ma mauvaise humeur. Non pas contre les services publics en tant que tels, j'en suis au contraire un ardent défenseur et je suis persuadé que si on veut garder un tant soit peu le tissu social, il faut au contraire les promouvoir, les défendre avec une extrême vigueur, n'en déplaise aux chantres du néo-libéralisme. Non en fait, je râle contre la façon dont ceux-ci sont gérés. Il ne faut guère me pousser pour me convaincre que leur mort est voulue et programmée en haut lieu et que leurs chers (très chers) administrateurs sont à la solde du grand capital. Premier exemple avec la SNCB: trois fois sur quatre selon mes dernières expériences, les trains accusent un retard d'un quart d'heure. Ce qui ne serait pas dramatique si les correspondances étaient assurées, ce qui n'est pas le cas. Conclusion: allongement du temps de trajet pouvant aller jusqu'à 2 h si on a la malchance de vouloir se rendre en Gaume profonde, merveilleuse terre de vacances mais qui n'est reliée à Libramont que toutes les 2 h. On me rétorquera qu'il n'y a pas suffisamment d'usagers pour justifier des liaisons plus fréquentes, mais c'est en fait un cercle vicieux. Moins la qualité du service est bonne, plus les gens ont recours à la voiture, ce qui entraîne des suppressions et compressions , refrain bien connu. Au lieu de se glorifier que le parc automobile belge a dépassé les 6 millions de véhicules, on devrait au contraire s'en attrister et amplifier et améliorer le transport ferroviaire et les liaisons par bus. Mais non, c'est ici s'attaquer au sacro-saint lobby de l'automobile....
La Poste ensuite: suppression de bureaux un peu partout, ici aussi il faut dorénavant une voiture pour aller poster ses envois et colis. Tant pis pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Et qu'on ne vienne pas parler des points poste, cet emplâtre sur une jambe de bois. Les tarifs, ensuite ? Ceux-ci ne cessent de grimper soit de façon directe, soit de façon indirecte par la création, puis suppression de la catégorie prior, soit en changeant la dimension des envois. C'est ainsi qu'un envoi il y a peu affranchi à 1,32 euro est passé à 4,30 euro (devenu kilopost) . Plus fourbe que cela, c'est difficile . Mais ici aussi, c'est l'Europe qui a bon dos : alignement sur les normes européennes (bien sûr toujours vers le haut).
Et même si ce billet est un peu candide, un peu naïf (il l'est assurément) , je le clame bien haut : si tout cela c'est l'Europe, alors j'en ai vraiment marre de cette Europe libérale où il vaut mieux être riche et fort que pauvre et en mauvaise santé.
La Poste ensuite: suppression de bureaux un peu partout, ici aussi il faut dorénavant une voiture pour aller poster ses envois et colis. Tant pis pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Et qu'on ne vienne pas parler des points poste, cet emplâtre sur une jambe de bois. Les tarifs, ensuite ? Ceux-ci ne cessent de grimper soit de façon directe, soit de façon indirecte par la création, puis suppression de la catégorie prior, soit en changeant la dimension des envois. C'est ainsi qu'un envoi il y a peu affranchi à 1,32 euro est passé à 4,30 euro (devenu kilopost) . Plus fourbe que cela, c'est difficile . Mais ici aussi, c'est l'Europe qui a bon dos : alignement sur les normes européennes (bien sûr toujours vers le haut).
Et même si ce billet est un peu candide, un peu naïf (il l'est assurément) , je le clame bien haut : si tout cela c'est l'Europe, alors j'en ai vraiment marre de cette Europe libérale où il vaut mieux être riche et fort que pauvre et en mauvaise santé.
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