Sunday, November 16, 2008

BONNE ADRESSE A VALPARAISO


Valparaiso, où le poète Pablo Neruda acheta une fabuleuse demeure et y plaça une collection d'oeuvres héteroclites glanées au hasard des rencontres. Valparaiso, musée à ciel ouvert où la decoration murale retrouve ses lettres de noblesse. Valparaiso dont je suis instantanément tombé amoureux. Et pour ceux qui cherchent des bonnes adresses, sans chichis ni manières, en voici une: Hostal Armando, Pelayo 265, Playa Ancha.

Wednesday, October 22, 2008

TOWER OF SONG : LEONARD COHEN A FOREST-NATIONAL


Grandiose, classieux, absolument superbe: que ces mots souvent galvaudés semblent faibles pour qualifier la prestation de Leonard Cohen ce 20 novembre 2008. En pleine forme, coiffé d'un sobre galurin et affuté comme une lame de couteau , tel se présente notre Canadien de choc qui ne fait absolument pas ses 74 ans ! Entouré comme il l'est d'une armada de pointures, il dégage une impression de contrôle total et le son est absolument parfait . Tous ses morceaux de bravoure s'enfilent comme des perles de verre, The Partisan, I'm your man, Democracy, Suzanne, Avalanche, tout au plus puis-je regretter l'absence de Sisters of Mercy, mais là je pinaille vraiment. Il n'hésite pas à mettre en avant ses musiciens et ses choristes, les présentant à plusieurs reprises, leur offrant leur moment de gloire, et manifeste à leur égard un respect hors du commun. Si je ne craignais de passer pour un fanatique borné, je dirais que son attitude est totalement bouddhiste, tout comme l'est sa façon de saluer son public, un public tout à fait conquis par sa classe et son professionalisme. Un tout grand moment, trois heures de bonheur qu'il est venu nous dispenser. Coup de chapeau, Monsieur Cohen.

Wednesday, October 01, 2008

DECES DE MARC MOULIN


Marc Moulin est décédé ce vendredi 26 septembre, à l'âge de 66 ans des suites d'un cancer de la gorge. Ainsi s'en va discrètement, sur la pointe des pieds, un homme sensible dont on retiendra l'élégance et l'humilité. Même s’il a touché à l’écriture et au théâtre, on gardera de Marc Moulin le souvenir d’un grand musicien et d’un homme de radio exceptionnel. Rien qu’en cela, il a touché plusieurs générations de personnes séduites par son esprit fin, sa culture et surtout cet humour pince-sans-rire distillé en privé, au Jeu des dictionnaires et à la Semaine infernale , ou dans ses Humoeurs pamphlétaires hebdomadaires de Télémoustique.

Certains l’ont découvert par le biais de ses premiers concerts de jazz dans les années 70, avec Philip Catherine qu’il produisit, ou au sein de Placebo qu’il fonda. D’autres ont appris ce qu’était la bonne musique en l’entendant dans des émissions de la RTBF comme Cap de nuit, King Kong, Radio Crocodile et surtout, le week-end, Radio Cité (de 1978 à 1986). Et puis il y a ceux qui ont craqué pour Telex, ce concept électro-BD typiquement belge. Sans oublier ceux qui ignorent encore que Marc fut impliqué dans les meilleurs albums de Lio et d’Alain Chamfort. Enfin, il y a tous ceux qui, de par le monde, ont craqué pour ses trois albums Blue Note qui mêlaient jazz, soul et électronique. Nous avons tous un peu de Marc dans nos souvenirs de jeunesse.

Issu d’une famille d’intellectuels , Marc n’a cessé au cours de sa longue carrière de marier l’élitiste au populaire, de mettre à la portée de tout un chacun un art dit cérébral (le jazz) à une musique dite populaire (la chanson, la soul ou la musique électronique). Un jeu radiophonique ou télévisé se devait d’être aussi éducatif. Avec Moulin, le divertissement se devait d’être intelligent, jamais bête, parfois mordant, jamais vulgaire.

Marc Moulin, c’était la classe à l’état pur, alliant discrétion, pudeur, bon goût et raffinement. Marc était un homme de l’ombre, préférant la radio à la télévision, se cachant au sein de Telex comme sur ses pochettes de disques. Top secret n’a pas ouvert pour rien sa trilogie Blue Note.

Marc était un grand esprit, un homme de réflexion plus que d’impulsion. Tout, chez lui, était prétexte à concepts. Son essai La surenchère (L’horreur médiatique) (paru chez Labor en 1997) était visionnaire d’une société qui n’avait pas encore inventé la télé-réalité. La politique l’horripilait à tel point qu’il en fit le menu principal de ses Humoeurs dont deux recueils compilatifs ont paru chez Luc Pire. Des chroniques qu’il écrivait de chez lui, dans la maison familiale d’Ixelles. Casanier, il dévorait les médias (Le Monde et Le Soir, sur papier et sur le web), avec la complicité de son épouse Laurence.

C’est par l’intermédiaire du papa de Laurence, Billy Fasbender, directeur du Théâtre National et du Festival de Spa, que Marc s’intéresse sur le tard au théâtre. Et encore, pas n’importe lequel. Celui de la Toison d’or qui est au théâtre classique ce que Telex est au rock et Lio à la chanson. Une fois de plus, le mariage entre le sérieux et l’humour, cette façon de ne pas y toucher tout en abordant l’essentiel. L’humour à la rescousse du désespoir.

Marc Moulin s’en est allé, nous laissant nous dépatouiller avec cette Belgique moribonde, ce siècle aux grandes idées mortes, cette actualité déprimante. Et maintenant, qui nous fera rire et penser ? Restent ses amis proches, Geluck et Kroll. Chargés de perpétuer son œuvre. Lourde tâche.

(article adapté de Thierry Coljon)

Monday, September 15, 2008

PAUL ROLAND REMIXES & NEW RECORDS


La sortie d'un nouveau Paul Roland est toujours pour moi un moment de bonheur absolu et -comble de félicité- je viens de recevoir coup sur coup ses deux derniers albums Re-animator (centré autour de la personnalité de H.P. Lovecraft) et Nevermore (où il évoque E.A. Poe, bien entendu, mais aussi Jules Verne) ainsi que les rééditions de ses premières oeuvres Danse Macabre (couplé avec Burnt Orchids) ainsi que Werewolf of London. J'ai aussitôt pu me rendre compte que 1° mon enthousiasme est demeuré tel qu'au premier jour et que ses oeuvres de jeunesse ont conservé absolument toute leur fraîcheur (ah, Gabrielle et Captain Blood ! Ah la mélopée sublime de Cairo) 2° que sa production, malgré les années qui ont passé, garde une totale cohérence (il y a un son et un ton Paul Roland) et 3° qu'il a toujours un immense talent pour composer ses petites mélodies catchy et envoûtantes, le mystère étant pour moi qu'aucune d'entre elles ne soit devenue un succès commercial. Je ne saurais conseiller à quiconque un album en particulier, une fois qu'on fait l'effort de pénétrer dans l'univers de Paul, on est pris au piège. Je suis aussi incapable de dire si je préfère les versions anciennes ou remastérisées de ses premiers albums, je pense que Paul est un tel perfectionniste qu'il désirait gommer les imperfections (ou supposées imperfections) de ses péchés de jeunesse . En tant que fan de la première heure , j'ai toujours trouvé beaucoup de charme à ses "brouillons" (ou prétendus tels) , mais j'apprécie également ce qu'il a ajouté ici ou retranché là, la relecture est intéressante et la comparaison fascinante. Je me réjouis de découvrir, un jour peut-être, des versions alternatives/différentes/remixées de mon morceau préféré de Paul , The Poet and the painters, une chanson qui pour moi se hisse sans problème au niveau des meilleurs Brel.
Re-Animator et Nevermore -que je m'en voudrais de dissocier- sont deux ajouts de choix à l'oeuvre de Paul Roland et il m'est difficile d'en extraire l'un ou l'autre morceau préféré. Allez, en me lançant à l'eau , j'opterais peut-être pour Abdul Alhazred et Arkham pour le premier, et Great Deceiver et Eight Little Whores pour le second. Mais demain mes préférences auront changé selon mon humeur et ce seront respectivement Taliesin et Edgar Allan Poe.

Sunday, August 10, 2008

LECTURES RECOMMANDEES ET RECOMMANDABLES


Parmi mes dernières lectures dignes d'intérêt je voudrais citer le Siddharta de Herman Hesse (supérieur, comme c'est souvent le cas, au film éponyme dont j'ai déjà parlé) . L'histoire de ce jeune indien contemporain du Bouddha historique qu'il rencontre par ailleurs est exemplaire à plus d'un titre, et j'en retirerai avant tout le fait que l'expérience personnelle est plus importante que la doctrine, aussi puissante soit-elle. Merveilleux roman initiatique, dont est assez proche l'Alchimiste de Paolo Coelho, même si j'ai trouvé la quête du jeune berger andalou plus naïve et simpliste . Néanmoins l'idée qu'il faut tout faire pour réaliser ses rêves, sa "légende personnelle", est assez charmante. D'un tout autre tonneau est le superbe Mon traître de Sorj Chalandon, qui campe à merveille les relations entre un luthier français et son ami, un héros de l'IRA qui se révèle être un traître à la cause irlandaise. Roman tout en pudeur et écriture épurée, basé sur l'expérience personnelle et douloureuse de l'auteur. Last -mais certainement not least- peut-être un des ouvrages les plus essentiels qu'il m'ait été donné de lire: Life and How to Survive It (en français Comment être un névrosé heureux) de Robin Skynner et John Cleese. Comment jauger son état de santé mentale et surtout comment améliorer celle-ci, voici le propos de cet ouvrage majeur et parfaitement sérieux.

Tuesday, August 05, 2008

CANDLE FOR TIBET





Hi,

Do you, like me, care about freedom and want to have a say about it?

Please unite with more than 100,000,000 people in the Biggest Light Protest on Earth for a Free Tibet.

  • Light a candle on August 7th at 9:00 p.m. (At your home, or in public)
  • Join and enjoy special light actions on the same night.
  • Drive with you car's headlights on during August 8 2008.
  • Watch "Sad Smoky Mountains" teams paint the sky with red smoke.
  • Watch those attending the opening ceremony in Beijing light candles, flashlights, cell phones and lighters. All for a FREE TIBET.


Please join us

Love,
Candle for Tibet
http://www.candle4tibet.org/

Wednesday, June 04, 2008

BO DIDDLEY NOUS A QUITTE


Un autre géant du rock a rejoint la cohorte des défunts illustres. Plutôt que d'écrire un billet insipide et sans âme je vais ici citer Libération qui a écrit l'oraison funèbre ultime de ce grand pionnier, sous le titre inspiré Syncope Fatale:

C’était un Bill Haley noir et carré. Lunettes noires carrées, Stetson noir d’évangéliste carré, scooter carré, boots à bouts carrés, guitare en bois d’emballage carrée, hits carrés. Pas sexy pour un rond, ni trop classe, gros tonton sans âge plutôt qu’idole, c’était le bonhomme du beat. Sa griffe ébène, commençant par son nom de plume euphonique, à allitération en «d» ailée («dee-d-lay») et scandée (Bo) : le «Diddley beat», décoction de negro spiritual pimentée en sauce moderniste maison de réverbe et distorsions électriques.

Parent pauvre de la famille «pionniers du rock», en regard du collègue de label smart populaire Chuck Berry, entre les flamboyants et obscènes shouters Jerry Lee Lewis ou Little Richard, les cats du hic-up loubard Gene Vincent et Eddie Cochran, ou le lisse cousin square à lunettes Buddy Holly, sans compter l’impérial Presley, Bo Diddley, alias Ellas Otha Bates McDaniels de son vrai nom insortable de baptême, c’était celui qu’on ne voyait pas, qu’on ne connaît pas, que nul n’écoutait vraiment ; celui qui restait là en fond, dans l’ombre, un peu primitif, vaguement gênant comme le bravement embarrassant Fats Domino, boudiné et clinquant. Et pourtant… La signature Bo Diddley ne s’oublie pas.

Vaudou. Tenant du menuet import de marais cajun et du fuzz système D (comme Diddley), du chaloupement calypso et du blues goudronneux (de Chicago), du concours Lépine et de la brousse («jungle»), embourbage spatiotemporel de mambo et de scratch, de Nouvelle-Orléans et de dancehall futur, en passant par le steady-beat ou le shuffle et toute la lyre surf électrocutée, la syncope vaudou du bon Diddley, violoniste classique de formation, brutalement recyclé guitariste custom, est une marque brevetée.

Tout le monde y a puisé. A commencer par les Rolling Stones de Brian Jones («Un musicien formidable, une force énorme dans la musique ; il a exercé une immense influence sur nous», commente Mick Jagger en oraison funèbre) : outre le tube à goût de gombo Not Fade Away, pur plagiat de l’Ultra-Brite Buddy Holly, les Rolling Stones ont scandé Mona, Diddley Daddy, autre manifeste maison également honoré par Chris Isaak, et encore, comme les Animals (qui reprirent d’ailleurs Story of Bo Diddley), l’incroyable standard de taudis à tôle ondulée Road Runner, entre autres I’m a Man - véritable marronnier de la reprise scénique blues rock.

Citons aussi Who Do You Love («Voodoo You Love»), starisé par quelques dizaines de Patti Smith, The Doors, Jesus & Mary Chain, The Band, George Thorogood (qui actualisa aussi I’m Bad et duettisa au sommet avec Bo Diddley en 1985) ou surtout Quicksilver, qui consacra à ce titre de gloire une face entière du live Happy Trails, plage envisageable comme un sommet de l’acid-rock de John Cippolina en 1969 ; puis Diddy Wah Diddy, I’m Alright, You Don’t Love Me, You Pretty Thing (dont tirèrent leur nom les voyous mythiques du dirty sound anglais The Pretty Things…) ; sans oublier You Can’t Judge a Book by the Cover, Love Is Strange (pour les Everly Brothers), ou Before You Accuse Me, archiclassique de rockabilly noir célébré par Creedence Clearwater Revival ou Eric Clapton en descendance de Roy Orbison…

Plagiat. On a pu estimer à 1 800 le nombre d’adaptations dont le catalogue erratique de Bo Diddley aura fait l’objet. Sans parler des plagiats ; outre Not Fade Away (Buddy Holly décalqueur), il faut signaler le Magic Bus des grands Who, signé du génie Pete Townshend mais pompé à daddy Diddley, Mannish Boy de Muddy Waters, démarque du blues I’m a Man, le moindre Desire de U2 ou le flashy (pour cause) Jean Genie de Bowie, fraudé à la même source.

Avec tout cela, Bo Diddley, carrément fauché, aura dû pointer shérif adjoint à Los Lunas, New Mexico, pour manger, en 1972. Il en gardait quelque aigreur, se plaignant : «On me doit tout et je n’ai rien», vouant aux gémonies les agents, ces «copains à stylo-plume pires que des braqueurs armés». Bo Diddley a aussi souffert du racisme américain : blacklisté par Ed Sullivan, l’animateur TV star bon teint dont il fut le premier «invité rock noir» (pour avoir joué Hey Bo Diddley en direct, indécent rythme nègre, au lieu de la bluette country imposée), il vit un jour changer l’eau d’une piscine de Vegas où il venait de se baigner avec son groupe…

Chaînon rock manquant entre John Lee Hooker et Jimi Hendrix, Gene Aupry et le jerk, Bo Diddley, mort d’infarctus chez lui à Archer, Floride, lundi dernier, n’en était pas à son premier. Ce costaud était une petite nature, diabétique et cardiaque. Né en 1928 à McComb, dans le Mississippi, Ellas Bo n’a pas connu son papa Eugene Bates, peu sa mère de 15 ans, élevé par cousine Gussie McDaniel - d’où sa signature, connue des amateurs : Ellas McDaniel.

Esclaves. La dèche rurale, sur fond de dépression, ayant fait migrer le clan, abruti de bondieuserie amerloque, vers Chicago, l’enfant de chœur y apprend le violon à 8 ans puis la guitare, quand il se casse un doigt. Son surnom lui viendrait de là, avec son jeu percussif, dit «bomp babomp bomp bomp bomp», du jugadance, rythme des esclaves noirs sudistes qui, interdits de tambours, accompagnaient leurs mélopées de percussions corporelles - joues, torse, crâne, trépignement et autres bruitages tapotés sur des bidules à cordes appelés «diddley bows», arcs musicaux transformistes.

Le premier groupe de Bo «Diddley Bow», les Hipsters, évolue vite en Langley Avenue Jive Cats. Concentré trio avec Jerome Green, joueur de maracas, et l’harmoniciste Billy Boy Arnold, Ellas McDaniel invente, via le disc-jockey américain Alan Freed, le «rock and roll» en 1955 via le manifeste 45 tours Hey Bo Diddley (originellement Uncle John)/ I’m a Man. Né là, ce nom musical se développera en carte de visite running gag, en visitant en autocélébration une quarantaine de chansons de Diddley.

Ascendant du hip-hop avec James Brown, le vénérable «Originator» (titre fondateur que lui piqua Elvis), qui laisse vingt albums, quatre femmes et cinq enfants, tenait le rap du temps en aversion : «Je hais le rap. Le gangsta rap me fait bouillir. J’appelle ça rap-crap (merde rap), déclarait en 1996 le rocker. Je comprends que ma musique ne passe pas à la radio, mais que toutes les radios diffusent cette ordure !» Nul n’est parfait

Son œuvre consacré par la Fondation du rhythm’n’blues en 1997, Bo Diddley, qui reçut un Award du même métal en 1999, a son nom gravé au Rock’n’Roll Hall of Fame depuis 1989. Dès 1964, posant le pied aux Etats-Unis, les Beatles à qui l’on demandait «ce qu’ils venaient chercher en Amérique», répondaient par la voix de fer de John Lennon : «Bo Diddley.»

Sunday, June 01, 2008

REGARDEZ SI VOUS LE POUVEZ....

Pas question ici de sensationalisme. Les images sont à mon sens proprement insoutenables. L'auteur de cette vidéo a voulu souligner la cruauté des dépeceurs ( chinois) et non se complaire dans un voyeurisme gratuit. Le seul objectif est de vous faire signer la pétition pour arrêter cette barbarie ....



Pledge to go fur-free at PETA.org.

Friday, May 30, 2008

PAVLOV'S DOG AU SPIRIT OF 66 : BRING BACK THE GOOD OLD DAYS


Après un décevant Brainville 3 dont la prestation soporifique n'a même pas suscité en moi l'envie d'écrire un billet (pourtant j'aime bien Daevid Allen et Hugh Hopper) , je retrouvais donc le Spirit pour d'autres vieux de la vieille: Pavlov's Dog et son chanteur à la voix haut perchée, David Surkamp. Souvenirs, souvenirs que ces 2 albums quasi immaculés Pampered Menial et At the Sound of the Bell qui ont constitué le background sonore de maintes soirées bien humectées - souvent avec mon pote Gégé à qui je dédie ce billet - Emotion de découvrir live Julia, Song Dance, Natchez Trace et tout le reste. Inquiétude aussi: 30 ans après, tout cela tiendrait-il encore la route sans tomber dans le grotesque façon tournée Age Tendre et Tête de Bois ?
Bilan ultime de la soirée: good time, good money, good fun. Prestation dynamique et revigorante de David et ses acolytes, quelques tout grands moments d'émotion, mais quelques déchets aussi: quelques passages acoustiques de remplissage; malgré tout l'amour que visiblement David porte à sa moitié, je pense qu' il devrait la laisser chanter uniquement dans la salle de bain; le guitariste est à mon sens très bon, presqu'un guitar hero, mais alors pourquoi le son de sa guitare est-il aussi pourri ? Globalement un très bon concert malgré tout, restons les pieds sur terre, et Dieu, que David est un personnage charmant, accessible, ouvert à son public. Si j'avais eu des questions à lui poser, je crois qu'il n'aurait pas hésité à me consacrer une demi-heure, une heure, le temps qu'il aurait fallu. Je me suis contenté humblement de lui faire dédicacer le mythique Lost Album acheté sur place en CD (alors que je l'avais déjà en vinyl sous le nom de St Louis Hounds, disque vendu presque sous le manteau voici une ou deux décennies) parce que s'y trouvent 10 morceaux live.
Comme souvent, j'invite les spectateurs du concert à me contacter s'ils ont pris de bonnes photos. Pics welcome.

Saturday, May 24, 2008

FESTIVAL ROCK & AMOUR EN WALLONIE


Ah que voici une bonne initiative! Pour un prix qui ferait rire tout un chacun, hormis les S.D.F. , la Soundstation nous offre 5 (cinq) groupes pas piqués des vers en une seule soirée. Pour l'entame certainement le band le plus surprenant des 5: Skeletons and the King of All Cities (ou quelque chose d'approchant, a-t'on idée d'adopter un nom pareil...) , foutoir sonore absolument sympathique à la croisée de Captain Beefheart et des Fugs. Pas le genre de chose qu'on a envie d'écouter avant sa méditation matinale, certes, mais clairement un groupe et surtout un leader qui ont des choses à dire, à chanter et à prouver. Absolument roboratif. Next in line un trio de Female Frenchies accros au garage rock à la Donnas, du nom charmant de Tu seras terriblement gentille . Pas techniquement au point, voix de canards, dirait Boulet, mais on s'en fout totalement. Good time, rock'n'roll is here to stay. Et même les bonnes choses se perdent, le Glaude n'a pas crié "A poil". Globalement c'était le pied.
Puis est venu Phantom featuring Marie-France, en principe le clou de la soirée. Ai beaucoup aimé, ai même acheté le CD dûment signé par Marie-France. Set impeccable, bien en place , que justice soit rendue à tous les acteurs, en particulier Benjamin Schoos et Marc Morgan, qui ont rendu l'événement possible. Et Marie-france a vraiment plus que de beaux restes. M-F on t'aime...
They came from the Stars, I saw them avaient tout pour me plaire: un humour très British et un amour des séries B. Musicalement proches parfois d'Hawkwind période Space Ritual avec un côté cheap/série B. Sympa, pas toujours convaincant cependant.
Fin de soirée avec UFO goes UFA , le squelette si je peux dire de Phantom + un chanteur au look improbable mais au charisme certain (mais d'où vient-il ? ) . Grand, dans tous les cas.Notre petite bande a adoré ce genre de montage, même si on on peut déplorer l'assistance clairsemée. Ce festival Rock et Amour en Wallonie méritait un large succès populaire. Voici l'adresse d'un site où vous pourrez retrouver des photos et des extraits musicaux .

Thursday, May 08, 2008

THE DRUIDS OF STONEHENGE


Qui oserait encore s'affubler d'un nom pareil à notre époque ? Même si le patronyme peut sonner un peu pompeux, voire pompier, ces Druides , des américains bon teint comme leur nom ne l'indique pas, étaient un foutu bon groupe. Leur album Creation, paru sur Uni en 1968, est un mélange détonnant de folie garage et de psychédélisme délirant, à mon sens un des 100 meilleurs albums du genre toutes époques confondues. A classer entre les Standells et le Chocolate Watch Band... Superbes versions de Signed D.C, de I put a spell on you et de It's all over now baby blue. Un album difficile à se procurer, même en réédition . Et ô merveille, ne voila-t'il pas que le label Sundazed vient d'avoir le bon goût de sortir un 10" d'inédits (on y trouve tout de même une version de I put a spell on you) . 7 titres seulement mais absolument rien à jeter avec notamment Baby please don't go, Who do you love et Bald Headed Woman (quelle version crapuleuse!)

Wednesday, May 07, 2008

MEME LES NAINS ONT COMMENCE PETITS


Titre un peu facile pour une rubrique Back to the 60s, où il est intéressant à mon sens d'analyser la genèse de 3 monstres américains : Ted Nugent, Alice Cooper et Bob Seger (on pourrait même continuer avec J.J. Cale et bien d'autres sans doute...) .
Ces 3 artistes ont eu la particularité commune de débuter leur carrière en pleine période Psych/Protopunk.
Ted Nugent a fait partie des Amboy Dukes, Alice alias Vincent Furnier a commis deux albums Pretties for you (1969) et Easy Action (1970) pleins de délire psychédélique et Bob Seger, enfin, a régné en maître avec le Bob Seger System (deux albums particulièrement crédibles). Particularité de ces galettes : aucune ne tranchait probablement avec la concurrence de l'époque et les 3 précités se sont donc engouffrés dans une voie plus personnelle, certes, mais surtout plus lucrative. On ne sûrement peut pas leur en vouloir, même si je persiste à penser que le meilleur de leur apport reste cependant ces vinyles antediluviens. Le reste de leur apport est à classer dans la catégorie Stadium Rock où les ont rejoints entre autres les Stones, Bruce Springsteen et U2.
Comme devoirs de vacances, vous écouterez donc:
- Amboy Dukes : The Amboy Dukes (Mainstream Records, 1967) , Journey to the Center of the Mind (Mainstream Records, 1968) et Migration (Mainstream Records, 1968)
- Alice Cooper: voir les 2 albums précités
- Bob Seger System: Ramblin ' Gamblin' Man (1969) et Mongrel (1970)

Wednesday, April 30, 2008

SEMPRE TUTTI FRUTTI


What's New Pussycat ?
Not much actually ... Sur le plan politique l'Italie a malheurement resombré dans le ridicule en remettant le Cavalliere en selle . Ce peuple que pourtant j'admire tellement parvient à élire des fascistes ou apparentés tant au Nord qu' au Sud alors que les Nordistes n'ont qu'une envie, c'est de scier l'Italie en dessous de Rome, comprenne qui pourra... , la France n'est pas certainement pas mieux lotie même si elle s'est un peu réveillée de sa gueule de bois sarkozienne (avec 68% d'avis défavorables voici que le gaillard devient enfin humble) , et notre Beau Pays s'apprête à s'offrir une nouvelle éruption cutanée flamigante (une BHV) .
Le plus simple est sûrement de s'en foutre et de se redire " nothing remains, everything changes"...
Sur le front musical, par contre, c'est le pied d'enfer de réécouter High Tide (wow les fans du Black Sab vont s'en mettre plein les oreilles, c'est purement géant.. amateurs de hardcore voici le disque séminal...) , ou peut-être les Who période psychédélique . Armenia city in the sky est un pur chef-d'oeuvre et tout l'album The Who sell out où on trouve tous les prémisses de Tommy est plus que recommandable et que dire alors de I can see for miles ?

Monday, April 14, 2008

UN PEU DE TOUT


Sur ma platine (ou mon lecteur CD, avec une préférence pour la première) tournent en ce moment quelques galettes fort recommendables. Difficile d'établir une hiérarchie, et ce n'est pas là le but. Je vais donc citer pêle-mêle Shadow Cat de Robyn Hitchcock, les splendides concerts de Neil Young (Live at the Fillmore 1970, Massey Hall 1971), le vétéran belge Roland Van Campenhout avec son superbe Never enough (tout un programme), ainsi que le double live de 16 HP. Que du bonheur... Rayon bouquins, j'ai mis la main sur Looking for Europe Neofolk & underground (aux éditions Camion Noir) , étude fort sérieuse des mouvements précités dont les représentants les plus illustres (ou les moins obscurs, c'est selon) sont Current 93 (dont je suis fan), Death in June. et Sol Invictus. Intéressant de décortiquer les valeurs de ces groupes qui ont parfois été qualifiés de fascistes et de néonazis, mais qui selon l'auteur "comptent cynisme et humour noir parmi leurs munitions". Intéressant aussi d'analyser leurs racines musicales, qui, elles, sont du meilleur tonneau (Incredible String Band, Strawbs, Pearls Before Swine, etc...).
Ce mois d'avril aura aussi bien sûr été marqué par le parcours cahotique de la flamme olympique (chahutée un peu partout au grand dam des officiels-policiers chinois). Après tout cette grande entreprise de propagande honteusement cautionnée par l'occident va peut-être se retourner contre ses auteurs et je ne serais pas étonné de voir partout fleurir des manifestations avant et pendant les Jeux. La sympathie pour le Tibet va grandissante, mais il faut joindre l'action à la parole en boycottant systématiquement tous les produits estampillés Made in China, puisque nous vivons dans un monde où l'économie est reine.

Sunday, March 23, 2008

HERMAN HESSE De Siddharta à Steppenwolf



Mon choix de lectures se portant depuis peu sur des auteurs classiques que par fainéantise ou manque de temps je n'avais pas encore abordés, après Jack Kerouac j'ai découvert avec passion cet autre grand de la littérature mondiale qu'était Herman Hesse. Certes c'est un peu par le biais du rock, les titres de ses ouvrages ayant inspiré entre autres le Steppenwolf de John Kay, groupe important des 60s ainsi que ce combo yougoslave psychédélique Igra Staklenih Perli (Le Jeu des Perles de Verre en serbo-croate). J'ai commencé par Le loup des steppes, roman poétique mais avant tout philosophique, d'une profondeur et d'une intelligence remarquables. Puis je suis passé à Siddharta, ce qui n'est guère étonnant vu ma fascination pour le bouddhisme. De Siddharta je retiens particulièrement que comme un fleuve, "nothing remains the same, everything changes and everything returns". Vu également la très belle adaptation cinématographique de Conrad Rooks, qui certes est un peu réductrice, mais bénéficie des splendides images de Sven Nykvist, le cameraman attitré d'Ingmar Bergmann. Deux ouvrages inspirés, qui m'ont beaucoup plu et auxquels je compte prochainement adjoindre Demian et Le Jeu des Perles de Verre, qui est considéré comme le chef-d'oeuvre de Hesse.

Saturday, March 15, 2008

HELP: TIBET NEEDS YOU MORE THAN EVER


J'aurais adoré reprendre le fil de ce blog en vous disant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Vous dire que je vous aime (ce qui est le cas).
Vous dire que la France avait oublié son horrible moment d'égarement et renvoyé son lapin Duracell dans les oubliettes de l'histoire ( mais là je rêve, ils vont devoir supporter le Nain Sarkozy XIV quelques années encore) .
Vous dire que la Belgique s'était aussi ressaisie et avait maîtrisé ses démons séparatistes et néo-libéralistes (mais là hélas aussi je vois que Leterme et Reynders n'ont rien perdu de leur superbe) .
Vous dire surtout que la Chine avait enfin assumé son rôle de future grande nation économique et pris en compte les Droits de l'Homme. Le rêve toujours...
L'horreur s'est à nouveau installée au Tibet ( je refuserai à jamais de dire dans la Province Autonome) et particulièrement dans une ville de Lhassa, déjà culturellement et humainement sinistrée. Les Tibétains qui attendent depuis toujours notre secours se sont manifestés et les Chinois ont montré leur vrai visage qui est celui de la haine et de la destruction et ils ont tué les gens dont ils occupent le pays depuis plus de 50 ans. Signons tous la pétition de solidarité avec ce peuple courageux que sont les Tibétains.
Disons aussi NON à ces dirigeants chinois néo-colonialistes , en refusant d'envoyer nos athlètes à cette fête macabre que seront les Jeux Olympiques de Beijing. Le méritent-ils ? NON ils n'ont aucun respect, pourquoi les respecterions-nous ?. Franchement quel goût auraient nos (éventuelles) médailles dans cet antre de la mort ?
Berlin 1936. Beijing 2008 ... même combat. Fascisme un jour fascisme toujours.
L'Occident n'apprendra jamais.

Thursday, January 03, 2008

BONNE ANNEE 2008 - TASHI DELEK


Trop paresseux en ce moment pour écrire un billet digne de ce nom, vu la proximité de mon nouveau voyage vers l'Inde (partie tibétaine) je salue mes rares lecteurs et leur souhaite une fantastique année 2008. J'y joins la pensée toute empreinte de sagesse de Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama que mon ami Didier a eu la bonne idée de m'envoyer:

On a demandé au Dalai Lama:

“Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ?”
Il a répondu :
“Les hommes….
Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent,
Ensuite, ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.
Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent
De telle manière qu’ils finissent par non vivre, ni le présent, ni le futur.
Ils vivent comme s' ils n’allaient jamais mourir…
…Et meurent comme si ils n’avaient jamais vécu.”